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 Kathaleen Michigan (Black Hole)

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Isis
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MessageSujet: Kathaleen Michigan (Black Hole)   Dim 6 Sep - 15:28



{ Hors-Jeu }

    ~ Célébrité sur l'avatar : Il s'agit de la jolie Josie Maran

    ~ Comment avez-vous connu le forum : mes petites oreilles trainent partout, surtout là où il y a des choses à apprendre...

    ~ Une question ? : j'espère que Kath revisitée vous plaira autant que la première Wink Hormis cela, pas de question


Dernière édition par blindangel le Dim 6 Sep - 18:08, édité 1 fois
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Isis
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MessageSujet: Re: Kathaleen Michigan (Black Hole)   Dim 6 Sep - 15:41



{ Fichier Central}



    ~Nom: Mon nom de famille est Michigan. Je sais, c’est un nom d’Etat à la base. Mais ma sœur et moi faisons avec. Après tout, nous n’avons pas trop le choix. Et, comme l’on dit, on ne pourra changer de nom qu’à notre mariage. Ce qui n’est pas pour tout de suite me concernant. Et ma sœur pourra vous renseigner mieux que moi sur ce qu’il en est de son côté. Mais est-ce réellement essentiel pour vous en cet instant de connaître mon statut marital ? Je ne pense pas… Pour l'origine de notre nom... Je sais que je l'ai toujours porté. Hormis cela, je ne pourrais pas vous dire avec certitude si nos ancêtres d'avant le cataclysme le portaient déjà, ou si c'est pour se souvenir de nos origines du Middle West. Quoiqu’il en soit, Michigan est le nom que je porte. Et, très sincèrement, je côtoie parfois des gens qui portent des noms bien pires que le mien. Je ne vais donc pas m’en plaindre. Bien au contraire. J’en tire malgré tout une certaine fierté. Après tout, mon père, avant ma sœur et moi, était déjà un Black Warrior. Nous n’avons fait que suivre la voie familiale, au grand dam de notre mère qui aurait préféré nous voir rester à la maison. Mais je m’égare quelque peu.

    ~ Prénom: Kathaleen Astrea. Je dois dire que j'aime bien l'assemblage, même si je n'utilise jamais mon deuxième prénom. Je le trouve assez joli... Kathaleen est un prénom d’origine grecque à la base avant d’être repris par les celtes. En grec, il signifie pur et provient du terme : Aikaterinê et a gardé la même signification dans son détournement celte.
    Mon deuxième prénom, Astrea est une référence aux étoiles. Allez savoir pourquoi. Mes parents étaient-ils devins pour deviner quel serait mon don ? Je n’en sais rien. Mais, à dire vrai, cela n’a sans doute guère d’importance. C’est un prénom doux, dont j’apprécie les sonorités. Mais je ne l’utilise que très peu. Les Kathaleen sont, fort heureusement pour moi, relativement rare sous le Dôme, ce qui me permet de garder une part de mon originalité.

    ~ Surnom: de par mon pouvoir, on me nomme Lyrae, mon surnom complet est Alpha Lyrae, du nom de l’étoile la plus brillante de la constellation de la Lyre. Mais pour des raisons pratiques, je n’emploie que la version courte : Lyrae. Pour la petite histoire, Alpha Lyrae est plus connue sous le nom de Vega. Mais j’ai une préférence pour son nom latin. Vue depuis la terre, cette étoile est également la cinquième étoile la plus brillante du ciel. C’est la deuxième plus brillante de l’hémisphère nord. Même si, aujourd’hui, du fait du trou noir, l’on ne voit plus réellement les étoiles. J’avoue m’être renseignée dans les vieux livres d’astronomie juste avant d’intégrer les Black Warrior.
    En dehors, j'ai plutôt droit à Kath ou à Leen. Au choix, cela dépend des personnes. Même, parfois "ma petite étoile". Mais gare à celui qui m'appellera ainsi sans avoir obtenu mon aval d'abord. Il pourrait fort se retrouver en shamallow grillé... D’ailleurs, le seul qui a ce droit risquerait fort de se faire griller par mes soins aujourd’hui. A mon grand regret. Enfin… Si j’arrive à m’en prendre à lui, ce dont je doute fortement…

    ~ Date de naissance : Alors... je suis née le 24 juin 2253. Ce qui me fait, très exactement, 24 printemps. Enfin... façon de parler...

    ~ Appartenance: Je fais partie de ce groupe que l’on appelle les Black Warrior. Je les ai rejoints à l’âge de 16 ans pour suivre les traces de mon père et faire comme ma sœur, sœur à laquelle j’ai toujours voulu ressembler. Pourtant, on ne peut pas dire que les idéaux des Black Warrior me séduisent à 100%. Surtout ces derniers temps. Si je ne vais pas jusqu’à contester les ordres, il n’est pas rare que je les remette en question pour moi-même. Après tout, chasser les monstres, certes. Jusque là, tout est normal.
    Chasser les Errants, en théorie, également. Enfin… Je ne sais pas. Cela me pose tout de même un cas de conscience. Surtout depuis quelques temps. J’ai de plus en plus de mal à faire mon boulot. Pourtant, je ne le laisse voir à personne. Pas même à ma sœur, pas même à mes supérieurs.

    ~ Casier judiciaire : Mon casier est vierge. Si, comme tous les jeunes, j’ai fait quelques bêtises, elles n’ont cependant jamais été suffisamment grosses pour finir sur un casier.

    ~ Pouvoirs:Je n'ai qu'une seule capacité qui se compose de deux parties différentes. Il s'agit, pour parler de façon générale, de la maîtrise de la lumière (visible, invisible, rayons gama, X, ultra-violets, rayons infra-rouges...). Mais je n'agis que sur les ondes lumineuses. Les ondes sonores me laisse totalement de marbre, d'ailleurs, elles regardent plutôt ma soeur.

      • 1er Aspect : Emission et manipulation de la lumière. Il s’agit sans doute de mon pouvoir le plus dangereux. Il s’agit, en fait d’agir sur les photons qui pénètrent ma peau en les concentrant ou en les diffusant. J’agis ainsi sur les longueurs d’onde de la lumière. Je ne sais pas réellement comment expliquer ce pouvoir. Mais, une chose est certaine, c’est que je peux émettre des rayonnements lumineux sur tout ou partie de mon corps. Ca, c’est un fait. L’intensité lumineuse en elle-même varie également. Je peux, aussi, émettre de la lumière devant moi. Ca par contre, c’est tout nouveau. Avant, je ne le pouvais pas. C’est étrange, mais c’est, d’une certaine façon, un soulagement pour moi que de pouvoir émettre cette chose loin de moi. Quoique… Je suis immunisée contre mon pouvoir. La chaleur de la lumière ne me fait strictement aucun effet. En tout cas… On peut faire de très bons shamalows grillés sur ma lumière… Bon… Mais ce n’est qu’un détail je crois… Non ? Non ? Bon. Alors que voulez-vous savoir de mon pouvoir ? Ce que je suis capable de faire avec ? Très bien…

        Je suis capable, entre autres, d’émettre des infrarouges, des ultra-violets, des rayons X et même des rayons gamma. Cela vous parle tout ça ? Avant que je ne me renseigne, cela ne me disait rien du tout. Maintenant, c’est autre chose. Si vous le souhaitez, je pourrai vous faire un exposé, mais cela risque de rapidement vous ennuyer…

        La puissance de la lumière que j’émets peut également varier de la luciole à la puissance d'un très puissant projecteur de stade. Vous saisissez mieux mon nom mutant, maintenant… Non ? C’est tout de suite plus clair, n’est-ce pas ? Oui, je crois aussi…
        Après, au niveau des effets de lumière, je peux aller en gros du rayon type lampe de poche aux hologrammes, en passant par des rayons lasers. Les hologrammes que je fais sont grossiers et guère convaincants. Mais qui sait s’ils ne le deviendront pas avec le temps ?

        La partie manipulation de la lumière est l'aspect de mon pouvoir que je préfère. Il s’agit, en fait, de manipuler de la lumière autre que celle que j’émets, même si je dispose de capacités télékinétiques sur la lumière que j’émets. Pour les autres sources de lumière, c’est plus compliqué. Je peux agir sur des rayonnements plus ou moins proches, plus ou moins dissimulés. Enfin ça, c’est la théorie. Dans la pratique, je ne peux rien faire sur des sources de lumière trop distantes ou bien cachées. Il faut que je vois la source de la lumière. En bref, je crois que je ne serai jamais capable de manipuler la lumière du soleil, même s'il existait encore. Et… Entre nous, heureusement. Ca serait un peu trop flippant sinon… Vous ne croyez pas ? Oui, hein ? Outre mon champ d’action, je peux diminuer ou amplifier la lumière.

        Après, je peux agir sur la direction des rayonnements. Alors là, c’est très batard comme effets… Même moi, je ne comprends pas tout. Du genre, je peux détourner la lumière à mon profit, par exemple, afin de voir derrière moi, ou bien de créer des mirages, ou même de zoomer pour voir mieux certains détails. Pratique, non ?

        Après, au niveau des effets de lumière, je peux aller en gros du rayon type lampe de poche aux hologrammes, en passant par des rayons lasers. Les hologrammes que je fais sont grossiers et guère convaincants. Mais qui sait s’ils ne le deviendront pas avec le temps ? Par contre, le truc cool, c’est que j’arrive même à me rendre invisible, ça fait pas longtemps, ça éblouit, mais je peux me rendre invisible quand je ne veux pas être vue. Et c’est plutôt pratique, notamment pour me cacher lorsque je ne vais pas bien. Et, pour revenir à la théorie, il se pourrait même que je puisse voir à travers les murs un jour, qui sait ? Ca pourrait être pas mal pour étancher mes petites envies de jeune femme…
        Et puis… Il y a aussi la variation de la longueur d’onde. Bon… Je ne pense pas connaître tous les aspects de cette particularité de la manipulation de la lumière. Pour l’instant, je ne peux que changer la couleur de la lumière. De blanc, passer à bleu, ou à rose par exemple, et vice et versa. Je pense que ça pourra être davantage à l’avenir, comme sur tout le spectre de la lumière, ou sur des longueurs d’ondes d’énergie proches, mais bon… On verra bien…

      • 2ème Aspect : Transformation en lumière. Ce pouvoir n’est pas encore apparu. Toutefois, il permettra à Kath de devenir lumière, intégralement, ou partiellement et de modeler son corps de cette façon. Elle pourra également se déplacer à la vitesse de la lumière sous cette forme. Comme pour l’émission de lumière, elle sera capable de doser, mais pas tout de suite, la puissance de son intensité lumineuse. Au départ simple luciole , elle aura, au final, une intensité équivalente à celle d'un très puissant projecteur de stade.



    ~ Maîtrise actuelle de vos pouvoirs: Je suis une personne qui s’entraine énormément. Mes capacités peuvent, et se sont déjà, révélées dangereuses. Alors, pour ne pas être un danger pour les autres, car je suis étrangement immunisée contre mon pouvoir, enfin... Façon de parler, car il se trouve que je n’ai jamais froid, bien au contraire, je suis plutôt du style bouillotte ambulante… Donc, afin de ne pas être un danger pour les autres, je me suis énormément entraînée lorsque mes pouvoirs se sont révélés. En effet, lorsque, sous l’effet du stress, vous émettez de la lumière à même votre peau et que vous brûlez tout ce qui s’approche de vous…

    Mais mes pouvoirs sont sympathiques, je dois le reconnaître. Je ne les échangerais pour rien au monde. Même si, quand ils sont arrivés, ils étaient également source de problèmes pour moi. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Si, à l’époque, j’étais sensible à l’obscurité, si j’avais besoin du jour artificiel pour recharger mes batteries, d’une lampe spéciale UV, aujourd’hui, je peux fort heureusement m’en passer. Sauf lorsque j’utilise trop mes pouvoirs. Ma peau se teinte alors d’une couleur blafarde, à gris clair lorsque, vraiment, je suis au bout du rouleau et à deux doigts de m’évanouir. Car cela arrive. Il ne faut pas croire. Cela est arrivé il n’y a encore pas silongtemps que cela.

    Enfin… Tout ça pour dire qu’à force de beaucoup d’entraînement, j’ai plutôt une bonne maîtrise de mes pouvoirs, puisque je peux déjà faire beaucoup de choses avec. J’ai par exemple découvert il y a quelques temps le 2e aspect de mon pouvoir. Aspect que je préfère de beaucoup au premier. En effet, manipuler la lumière est tout de même nettement plus pratique que de l’émettre. Et je dois dire que c’est assez amusant de créer une boule de lumière et de pouvoir ensuite la faire bouger par télékinésie… Il n’y a pas que cela, mais je dois dire que c’est assez appréciable. D’ailleurs, en fin de compte, je ne changerais mon pouvoir pour rien au monde, alors que je l’aurais volontiers troqué autrefois conter quelque chose de plus classique et de nettement moins dangereux…


Dernière édition par Isis le Mar 8 Sep - 13:42, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Kathaleen Michigan (Black Hole)   Dim 6 Sep - 15:43



{ Dossier Médical }





    ~ Psychologie :
    Les descriptions ne sont, et ne seront sans doute jamais mon fort. Sans doute du fait que j'ai une sainte horreur des blablas inutiles. Et pour moi, c'est très exactement ce dont il s'agit à présent. Mais comme, de toute façon, vous ne me laisserez pas en paix. Alors autant que je me plie, plus ou moins de bon gré à votre exercice.

    Je suis plutôt du genre calme et réfléchie, même si je n'exclus pas qu'il m'arrive de bondir au quart de tour lorsque des personnes auxquelles je tiens se trouvent dans des situations problématiques. Je suis un véritable soutien pour les gens qui me sont proches et pour mes coéquipiers. Je ne crois pas qu'ils aient eu à se plaindre de moi à ce niveau là. Peut-être plus du fait qu'il m'arrive de discuter les ordres. J'ai un fort esprit de contradiction et n'aime pas trop que l'on m'impose d'agir d'une certaine façon. Je ne me suis jamais comportée comme un mouton. Agir pour agir, très peu pour moi. Je préfère, réellement, penser l'action, la prévoir. Stratège? Cela peut arriver, même si ce n'est pas ainsi que je me définirais. Plutôt... Prudente.

    J'ai également un fort esprit de compétition. Et ce n'est pas ma soeur qui vous dira le contraire. Je suis plutôt du genre à toujours à vouloir me dépasser, à vouloir faire mieux. Bien sûr, je la respecte et l'admire, et souhaite l'égaler. Mais qui ne voudrait pas avoir un modèle? Le mien est ma soeur. Et je suis et serai toujours là pour elle, quoi qu'il arrive.

    Comme je le disais, je ne suis pas un mouton. Contrairement à la plupart des Black Warrior, je continue à me poser des questions. A me demander si ce qu'on fait est juste, si les Errants sont simplement les méchants de l'histoire. Ils sont morts, mais ils sont là. Pour quelle raison? Je ne peux m'empêcher de me poser la question, encore et encore. Surtout depuis SA mort. Surtout après qu'il soit devenu l'un d'entre eux.

    L'envie de vengeance m'habite. Clairement. Et si je pouvais lui faire la peau, à celle qui est responsable de son changement, je le ferais. Et un jour, je le ferai. Je le vengerai. Je le lui ferai payer. Dussé-je détruire tous ceux qui lui sont chers, à cette Errante. Je n'ai jamais éprouvé autant de haine pour quelqu'un que pour cette femme.


    ~ Phobies / Manies & TOC : Ma plus grande peur est sans aucun doute de perdre les êtres qui me sont chers. C'est déjà fait pour une personne, il me reste ma soeur. Et je ferai tout ce qui est en mon possible, quitte à en mourir, pour ne pas qu'elle finisse comme lui.

    ~ Morphologie :
    Je n’ai jamais aimé me décrire. Je trouve les descriptions mensongères. On cherche toujours à se présenter mieux qu’on ne l’est en réalité. Je n’aime pas me décrire. Si ça ne tenait qu’à moi, je me contenterais d’un : cheveux auburn à châtains, ça dépend de mon humeur, yeux couleur rubis, peau claire presque diaphane, douce à ce qu’il parait, taille de guêpe, formes féminines, mince, sportive. Enfin bref… Vous voyez ce que je veux dire, quoi… Avec moi, ça n’irait pas plus loin.
    Mais essayons…


    Les yeux :
    Mes yeux sont sans doute ce qu’il y a de plus surprenant chez moi. Ils sont de couleur rubis. Pas rouge, pas sang, non… Rubis. Ils étaient, sans doute, annonciateurs de ce que je deviendrai plus tard. Vous ne pensez pas ? Moi, je ne sais pas quoi penser. Mais je sais que j’ai un regard perturbant pour de nombreuses personnes. Trop perçant, trop perturbant, trop dérangeant, ou simplement à cause de leur couleur, je ne sais pas. Mais je sais que mon père adorait mes yeux. Deux amandes fines encadrées par de longs cils.

    Les yeux sont le miroir de l’âme. Mais que reflètent les miens ? Une douleur permanente ? Le sentiment de culpabilité ? Étonnamment, personne ne sait ce que je pense ou ressens en me regardant dans les yeux. Mais je sais que personne n’arrive à réellement me mentir. J’aimerais bien avoir la réponse à cette question. Mais je crois que je ne saurai jamais. En tout cas, je ne détourne pas le regard. Lorsque je parle à quelqu’un, je le regarde dans les yeux, jusqu’à ce qu’il détourner lui-même le regard.

    Je crois que, ce que je préfère chez moi, c’est mon regard. Ce sont mes yeux. Si spéciaux. Ils sont uniques. Comme moi, d’une certaine façon. Mais chaque êter humain est unique. N’est-ce pas ?

    Les cheveux :
    Ils sont plutôt doux et soyons. Mais indomptables. Le plus souvent, il s’agit de boucles folles qui s’échappent dès que je veux les attacher d’une façon ou d’une autre. Le seul moyen de les discipliner, c’est de faire un brushing après lavage. Et, croyez-moi, j’ai bien auter chose à faire… Alors ils sont lâches, le plus souvent, ou bien retenus de façon qui semble quelque peu négligée. Mais à dire vrai, je n’en ai que faire

    Ils sont auburn, châtain, selon les jours. Enfin… Selon le temps qu’il fait, plutôt… Ils semblent plus clairs lorsqu’il fait beau. Mais je crois que c’est la même chose pour tout le monde… Non ? Rassurez-moi… Je ne suis pas une erreur de la nature dans tout ce que je fais, dans tout ce que je suis… Si ? Ah non… Vous me rassurez…

    La peau :
    J’ai une peau très blanche, très douce à ce qu’il paraît. Pour le blanche, en tout cas, je peux vous le confirmer. Je pourrais passer des heures en plein soleil, je ne bronze absolument pas. En même temps, je ne prends pas non plus de coups de soleil. Je crois que c’est un des effets de mon pouvoir. J’absorbe la lumière. En contrepartie, lorsque j'utilise trop mes pouvoirs, ma peau prendra une teinte plus grisâtre, signe de ‘mauvaise’ santé.

    La bouche :
    D’après un ancien ami, ma bouche invite aux baisers. Hem… Quand il m’a avoué ça, je dois dire que j’ai éclaté de rire. Je trouve ce genre de compliments futiles et idiots. Mais pour en revenir à ce qui est, avec sérieux, je vous avouerai que j’ai une bouche relativement petite, même si j’ai parfois une grande gueule, l’un et l’autre ne sont pas forcément en opposition. Mes lèvres sont pleines. Elles ont naturellement une couleur légèrement rosée. La seule touche de maquillage que je rajoute généralement dessus est un simple gloss afin de les rendre un peu plus brillante. Mais c’est bien là tout et encore, ce n’est pas systématique.

    La taille :
    Je ne suis pas excessivement grande. Disons que… Je n’aurais jamais pu être mannequin. Cela tombe bien, je n’ai jamais voulu l’être. Je mesure 1m63. Plutôt petite, je n’ai pour autant absolument pas honte de ma taille, bien au contraire. Je n’aimerais pas être de ces grandes gigues qui portent des péniches en guise de chaussures… Car vous ne m’ôterez pas de l’esprit que la taille des pieds est proportionnelle à celle du corps. Je chausse un petit 37. Et cela me convient tout à fait.

    J’ai une silhouette fine, féminine. Des formes tout ce qu’il y a de plus délicat. Ma poitrine n’est, à mon sens, ni trop grosse, ni trop petite. Disons qu’elle me convient. Elle est dans la moyenne. Elle me permet de porter tout ce que je veux, et c’est l’essentiel. En vêtements, je porte du 36. Pas de graisse chez moi. Je suis trop sportive pour ça.

    ~ Habitude vestimentaire :

    Je ne suis pas ce qu’on appelle une fashion victime. Toutefois, j’ai certains tics. Je suis, par exemple, une accroc aux chaussures. Je dois bien avoir une quinzaine de paires de chaussures. Pour ce qui est des vêtements, je porte souvent des pantalons taille basse, en jean, ou des jupes courtes. Et pour ce qui concerne les hauts, j’aime les décolletés profonds, ou semi transparents qui mettent mes formes en valeur. Je crois que, d’une certaine façon, je me cache ainsi du regard des autres. Car ce qu’ils remarquent chez moi n’est pas pas mutanité, mais ma féminité. Ou bien un bel ensemble en cuir lorsqu'il s'agit de partir en mission... Ca aussi, j'aime bien...

    ~ Antécédents Médicaux :
    Comme tout le monde, j'ai déà eu quelques fractures. Il faut dire que l'enrainement est rude... Mais jamais de grosse maladie.



Dernière édition par Isis le Lun 7 Sep - 15:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Kathaleen Michigan (Black Hole)   Dim 6 Sep - 15:44



{ Autobiographie }

    {{ Une famille Unie

    Evanescence - Imaginary

    in my field of paper flowers
    and candy clouds of lullaby
    i lie inside myself for hours
    and watch my purple sky fly over me

    swallowed up in the sound of my screaming
    cannot cease for the fear of silent nights
    oh how i long for the deep sleep dreaming
    the goddess of imaginary light



      La famille... Voilà bien une invention indispensable à l’espèce humaine. Depuis les tous premiers temps de l’histoire, la famille a tenu une place importante. Que ce soit pour la race humaine, ou pour les animaux, d’ailleurs… Mais elle revêt toutefois différentes formes. Matriarcale, patriarcale, de groupe… Tout dépends de l’endroit du monde ou l’on se trouve et de l’espèce à laquelle on appartient. Mais, partout, elle revêt cette même importance. Celle de guide. Celle d’éducation. Celle d’encadrement. Celle d’amour. Ma famille ne fait pas exception à cette règle. Unie, chaleureuse, je vais vous en brosser le portrait. Du moins, essayer. Car ma famille a quelque peu changé depuis quelques temps. Comme si tout mon univers s'était écroulé. D'un certain sens, c'est tout à fait le cas. Tout s'est écroulé ces derniers temps. Comme si... Comme si, à l'image du Dôme, tout n'était qu'illusions.

      Christopher Michigan : la petite cinquantaine, tempes grisonnantes, encore très beau pour son âge. Et je ne dis pas cela parce que c’est mon père. Quoique… Le fait est que je trouve que mon père a beaucoup de charme. Et les autres femmes sont assez d’accord sur ce point… Il a quitté les Black Warrior voici 5 ans maintenant pour la retraite. Mais j’ai tout de même eu l’occasion de travailler 3 ans sous ses ordres. Trois ans de pure torture. Car il a toujours été hors de question pour lui de faire preuve de préférence pour l’une de ses filles. Bien au contraire. Il nous en demandait sans doute beaucoup plus qu’à tous les autres car il regrette de ne pas avoir eu de fils, et le fait sentir, surtout à sa première née. Malgré tout, il est fier de ses deux filles qui ont suivi ses traces. C’est ce qu’il ne cesse, en tout cas, de nous répéter. Mais je sais. Myriam plus encore que moi, que, malgré sa fierté, il cachera toujours sa déception. Il a eu des filles. Deux filles. Par deux fois, il a été incapable d’avoir un fils. Pour lui, je pense que ça sera toujours un signe de faiblesse car, il sait qu’il est le seul « responsable », si on peut dire les choses ainsi. Après tout, n’est-ce pas l’homme qui porte en lui le chromosome mâle ? S’il n’a pu avoir de garçon, c’est bel et bien que seul le chromosome femelle a réussi à passer…

      Il a terminé sa carrière comme formateur. C’est son choix. Il a refusé d’atteindre le grade supérieur. Il considérait qu’il avait plus à apporter en tant que tel qu’en tant que gradé. C’est lui qui nous a formées à l’époque. Enfin… Ma formation a été achevée par un autre. Seule Myriam a eut la chance d’être complètement formée par notre père. Je ne sais si je dois l’envier pour cela. Après tout, il a toujours été plus sévère avec elle qu’avec moi... Sa fonction de formateur nous a, souvent, conduites à certaines… Réceptions, dirais-je. C’est d’ailleurs comme cela que nous avons dû l’accompagner au mariage de James Miller qui est, par la suite, devenu le directeur de l’académie Newell. Je ne me considère pas comme une pistonnée. Loin de là. Et il suffit de connaître Papa pour savoir que ce n’est pas le cas. Toujours est-il que d’une certaine façon, cette réception de mariage a changé la vie de ma sœur à jamais.

      Meghann Mills : C’est encore une très belle femme aux longs cheveux bruns de 46 ans. Ses cheveux sont restés naturellement de cette couleur, même si l’on peut commencer à voir quelques fils blancs les parsemer pour rehausser encore leur couleur naturelle. Elle est femme au foyer, à cause de son mari qui refusait de voir sa femme travailler, considérant que c’était au mari de protéger sa femme et de rapporter l’argent du ménage. Il faut avouer que Papa est parfois un peu macho. Elle travaillait dans le milieu artistique. La photographie pour être plus précise. Elle faisait des photos de mode. La photographie a toujours été sa passion. D’ailleurs, si elle a cessé de prendre des photos de mode, elle prend toujours des photos d’art et fait toujours des expositions aujourd’hui. C’est la seule concession qu’elle a refusé de faire le jour de son mariage. Ne plus travailler ? D’accord. S’occuper de son enfant à naître ? Aucun problème. Mais poser définitivement son appareil ? Hors de question. Alors elle prenait en photographie des scènes des rues. Des choses qui l’émouvaient. Et qui touchait les gens. Elle a toujours su faire ressortir la beauté de ce monde étrange. De ce monde d’obscurité. De ce monde de chaos. C’est une éternelle optimiste.

      Pourtant, c’est une femme effacée qui fait tout ce que souhaite son mari. Enfin... Presque, puisqu’elle n’a pas pu abandonner la photographie. Tant mieux, d’ailleurs… Sinon, elle aurait, sans doute, eu du mal à tenir le coup avec un mari et deux filles Black Warrior… Tendre et affectueuse, surprotectrice envers nous, elle est du genre à rappeler à Papa que nous ne sommes que des filles et qu’il ne doit pas trop nous en demander. Nous ne sommes pas des hommes. Pour elle, nous ne devrions pas avoir à subir les mêmes choses que les hommes. Et pourtant… Nous lui prouvons chaque jour le contraire.

      Je dois, en tout cas, lui reconnaître ceci. Si elle a toujours voulu avoir un garçon, si elle nous a souvent dit regretter de ne pas en avoir eu, elle n’a jamais manifesté aucune préférence entre Myriam et moi. Nous sommes ses filles, les prunelles de ses yeux, et elle nous aime autant l’une que l’autre. Ce que nous ignorions il y a encore quelques semaines, c’est que maman est tombée enceinte une troisième fois. Elle l’a révélé un soir, lors du diner familial hebdomadaire. Elle nous a révélé, également, qu’elle avait interrompu volontairement sa grossesse car c’était une autre fille. Une troisième. Elle avait alors 29 ans. Qu’elle ait ainsi interrompu sa grossesse nous a choquées, Myriam et moi. Nous n’en avons pas reparlé. Mais ce n’est pas la seule révélation qui nous a perturbées ce soir là, puisqu’elle nous a, aussi, annoncé son désir de divorcer. Enfin… Leur désir. Car cela faisait un moment que c’était en latence. Et nous, nous n’avions rien vu venir.

      Myriam Michigan : Myriam est ma sœur ainée. Elle a pratiquement trois ans de plus que mois. 2 ans et 10 mois, pour être précise. Myriam a toujours été mon modèle, celle à laquelle je voulais ressembler. Malgré nos différences, nous sommes relativement proches. Malgré nos ressemblances, nous sommes relativement éloignées. C’est un peu difficile à comprendre, je vous l’accorde. Mais notre relation est ambigüe. Mais c’est ma sœur, et je l’aime. Mais c’est ma sœur, et je ferais tout pour elle. Que quelqu'un essaye de s'en prendre à elle, que quelqu'un la blesse, et il, ou elle, aura affaire à moi. J'ai déjà perdu une personne qui était particulièrement proche de moi, je ne perdrai pas aussi ma soeur.

      Myriam a intégré les Black Warrior à l’âge de 16 ans. J’avais 13 ans à l’époque et lui vouais une admiration sans bornes. Elle voulait prouver à Papa qu’elle était aussi capable qu’un homme de réussir. Comme moi, elle est dotée d’un fort caractère et d'une forte envie de prouver ce dont elle est capable. Peut-être est-ce pour cela que nous nous comprenons si bien, d'une façon générale... Comme moi, elle n'est pas du genre à se confier. Cela nous a d'ailleurs attiré quelques belles engueulades lorsque l'une ou l'autre d'entre nous n'allait pas bien par refus de nous confier... Malgré tout, cela ne nous empêche pas de partager un même appartement, toutes les deux.

      Comme je le disais, j'ai toujours admiré ma soeur. Et voulu l'égaler, d'ailleurs... Même si je pense cela impossible. Quoique... Nous sommes à peu près au même niveau, niveau force physique, niveau combat, il y a de nombreuses choses qu'elle peut faire et pas moi. Mais je l'accepte. C'est ainsi. Il n'empêche que mon but est de l'égaler, voire, même, la dépasser si cela est possible. Il y a, en tout cas, un domaine dans lequel je n'égalerai jamais ma soeur. C'est bel et bien celui des créations de mode. Elle est douée. Parfois, je me dis qu'elle a raté sa vocation en intégrant les BW, et qu'elle gâche son talent. Mais, heureusement pour elle, elle a su allier les deux. Je crois que je suis sa première fan à ce niveau là, puisque j'aime à porter ses créations. Je ne pense pas que je pourrais porter auter chose, d'ailleurs, il me faut bien le reconnaître.

      Pourtant, je ne comprends pas ma soeur. Son besoin, sa façon de se rabaisser. Elle est une femme magnifique à mes yeux. Aussi bien physiquement que mentalement. Je ne comprends pas ce besoin qu'elle ressent de se rabaisser aux yeux des autres, et, surtout, à ses propres yeux. Elle a un corps tout aussi féminin que le mien. Certes, ses muscles sont légèrement plus saillants que les miens. Elle est plus grande que moi, également. Si j'aurais pu être mannequin, elle aussi, bien qu'elle ne cesse de clamer le contraire. Mais elle a choisi la carrière militaire. Et je l'ai suivie...


    {{ When I was born

    Muse - New Born

    link it to the world
    link it to yourself
    strech it like a birth squeeze
    the love for what you hide
    the bitterness inside
    is growing like the newborn
    when you've seen,seen
    too much too young, young
    soulless is everywhere

    hopeless time to roam
    the distance to your home
    fades away to nowhere
    how much are your worth
    you can't come down to earth
    you're swelling up-you're unstoppable
    'cause you've seen,seen
    too much too young, young
    soulless is everywhere




      Nos parents, je crois, se sont aimés au premier regard. Et, s'ils se sont marié alors que notre mère était déjà enceinte de Myriam, c'était par amour. Pas par obligation. Et je dosi avouer que je trouve cela beau. Et rassurant. Dans le monde tel qu'il est aujourd'hui, menaçant, savoir que l'amour a encore le droit de citer est, snas nul doute, ce qui nous aide, tous, à tenir le coup. Enfin.. Je ne sais pas quel est l'avis de ma soeur à ce sujet. Mais je sais que, pour moi, ça a toujours été d'une importance fondamentale. Même si...

      Même si nos parents ont toujours voulu un garçon. Je ne sais pas si mon père s'en est réellement caché un jour. D'une certaine façon, je crois que nous l'avons toujours su. My' plus que moi, vu qu'elle était la première née. Elle avait pratiquement trois ans lorsque je suis venue au monde à mon tour. C'était au mois de juin. Enfin... Si l'on peut dire ça comme ça. Le système de mois a un peu évolué, depuis l'apparition du trou noir et depuis les modifications qui en ont résulté, comme un changement dans la révolution terrestre. Enfin.. Je ne comprends rien à toute cette histoire. Je ne vais donc pas aller plus loin, cela ne servirait pas à grand chose...

      **rires**

      Pour en revenir à quelque chose de simple, je suis donc née en juin 2253. Vers la fin du mois de juin, près de trois ans après ma soeur qui, elle, est née en août 2250. C'était, je crois, en fin de journée. En même temps, je n'ai, moi, aucun souvenir de cette date là. Ce qui est un peu normal. Un nouveau né n'a, en général, aucun souvenir de sa naissance, ni de ses premiers mois d'existence. Et je ne fais pas exception à la règle. Bien sûr, je pourrais vous raconter des anecdotes... mais elles ne proviendraient pas de mes propres souvenirs, mais bel et bien de ceux de mes proches: parents et grande soeur. Elle, elle a quelque souvenir de ma naissance. A l'entendre, j'étais une petite chose rose, bruyante et remuante. Avec un duvet pratiquement noir sur la tête et quelques boucles. Comme quoi, j'ai commencé très tôt à friser.

      Ma soeur a toujours été très protectrice envers moi. J'ignore le pourquoi, mais elle s'est toujours sentie investie d'une mission. Celle d'assurer ma protection. Un jour, j'aimerais comprendre pourquoi. En tout cas, elle m'a toujours "inspirée".

      On dit que le 2e enfant est plus précoce que le premier. Qu'il apprend plus vite à marcher, et à parler. C'est un peu mon cas, je dois l'avouer. J'ai su parler et marcher relativement tôt. A croire que mon esprit de compétition était précoce, lui aussi. Mais j'ai, très tôt, voué une sorte de culte à ma soeur. Je voulais lui ressembler. Souvent, je coulais sur elle un regard emplis d'admiration. Un regard qui disait "tu es mon modèle... Je veux te ressembler". Et c'était le cas. J'aurais tout donné, à l'époque, pour être à la place de ma soeur. Ca m'est un peu passé, par la suite. Enfin... Juste un peu.



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MessageSujet: Re: Kathaleen Michigan (Black Hole)   Dim 6 Sep - 15:45


    {{ When I was born (suite)

      Lorsque j'ai été en âge de comprendre le monde qui m'entourait, ma soeur et moi avons commencé à avoir de longues discussions. Nous partagions la même chambre. A la fois un avantage et un inconvénient. Mais je dois bien avouer que je n'aimais pas rester toute seule dans ma chambre. Pire, même... J'avais peur du noir. Alors, même s'il n'y avait aucune lumière dans ma chambre, la simple présence de ma soeur à mes côtés me rassurait. J'avais quatre ans lorsqu'elle a commencé à entendre des choses que moi, je n'entendais pas. Mais il faut dire que, petite fille, j'étais plutôt distraite et insousciente. J'ai longtemps considéré que c'était à cause de ça que je n'entendais pas ce qu'elle entendait elle. Nous avons commencé à en discuter lorsque j'ai été en âge de comprendre. Papa aurait voulu un garçon, mais il avait deux filles. Et moi, je ne comprenais pas pourquoi il ne nous aimait pas autant qu'il aurait aimé un garçon. Car pour My', cela ne faisait aucun doute. Il ne nous aimait pas comme il aurait dû.

      Alors, l'une comme l'autre, nous rivalisions pour mériter son amour. J'ai, à 6ans, commencé à prendre des cours de chant, de danse, assumant le fait que j'étais une fille, et désireuse de prouver à notre père que les filles, c'était tout aussi bien que les garçons, si ce n'était mieux. Scolairement parlant, j'ai, également, fait en sorte de toujours ramener des bonnes notes à l'école. Mais je ne pensais pas que ce qui le rendrait le plus "fier" à mon sujet arriverait quelques temps plus tard: à mes 7 ans....


    {{ I am light

    The Rasmus - In the Shadows

    No sleep, no sleep until I'm done with finding the answer
    Won't stop, won't stop before I find the cure for this cancer
    Sometimes I feel like going down and so disconnected
    Somehow I know that I'm haunted to be wanted

    I've been watching, I've been waiting
    In the shadows, for my time
    I've been searching, I've been living
    For tomorrows, all my life

    In the shadows

    They say.. that I must learn to kill before I can feel safe
    But I... I'd rather kill myself than turn into their slave
    Sometimes I feel like I should go and play with the thunder
    Somehow I just don't wanna stay and wait for a wonder





      J'ai toujours été sportive. Ce n'est pas quelque chose que je tiens de ma soeur. Mais je dois dire qu'après les événements de mon septième anniversaire, mon goût pour le sport ne s'est absolument pas calmé. Bien au contraire... Imaginez... Une petite fille qui fête ses 7 ans, chez elle.... C'était quelques jours après la date effective de mon anniversaire. Car, chez nous, les anniversaires se sont toujours déroulés en famille. Et je dois bien avouer qu'après cet anniversaire, ça ne s'est pas arrangé de ce côté là. Je ne voulais plus faire d'anniversaires avec mes copains. J'avais peur de moi, et eux aussi. En même temps, je les comprends tout à fait... Ce n'est pas tous les jours que quelqu'un brûle une autre personne parce qu'il émet de la lumière à partir de son propre corps... De la lumière, oui. Vous avez bien lu. D'un seul coup, comme ça, sans que je ne comprenne comment, je me suis mise à émettre de la lumière. La lumière sortait de mon propre corps. Je peux vous assurer, j'ai hurlé. Littéralement. Mais laissez moi, peutêtre, vous expliquer comment tout ça s'est déroulé. Cela sera, sans doute, plus simple à comprendre.

      Mes parents, pour me faire plaisir, avaient donc invité mes copains d'école à venir fêter mes 7 ans, l'âge de raison, à la maison. Enfin... Maison est un bien grand mot... Nous logions dans un grand appartement. Suffisamment grand pour quatre personnes et pour permettre à des enfants de jouer à chat sans rien casser. C'est d'ailleurs ce à quoi nous jouions. My venait de partir à la cuisine, pour faire je ne sais pas quoi. Elle était chargée de nous surveiller, de veiller à ce que tout aille bien, bien qu'elle n'ait que 10 ans. Maman avait confiance en elle. Elle a toujours eu le sens des responsabilités, je dois bien l'avouer. Peut-être parce que Papa regrettait de ne pas avoir eu de garçon? Je ne sais pas. Toujours est-il que nous étions, les enfants, tous dans le salon à jouer à chat. Et, sans que je m'y attende, celui de mes copains qui était le chat est arrivé dans mon dos pour poser sa main sur mon épaule.

      "Chat!!!!" a-t-il crié d'un coup, me faisant sursauter.

      Mais si ça n'avait été que cela... Cela aurait encore pu aller, n'est-ce pas? Mais ce ne fut pas juste ça... Enfin... Venant de lui, ce fut tout. Mais ma réaction fut, totalement, complètement hors de propos et hors contrôle, aussi... De la lumière a jailli de mes pores. Et la lumière, c'est chaud. Très chaud... Quoique... Moi, je ne sentais rien. Tout ce que je voyais, c'est que de la lumière émanait de mon corps. Et mon copain a poussé un hurlement strident en reculant. Et moi aussi, je me suis écartée en me retournant. Et je me suis pétrifiée de terreur. Sa main était brûlé. Méchamment. Ainsi qu'une partie de son visage et de ses bras. Je me suis mise à trembler comme une feuille, comme si j'avais froid en pleurant. Mais mes larmes s'évaporaient dès qu'elles sortaient de mes yeux. Ma soeur avait jailli de la cuisine, et mes parents du bureau de mon père. Ils ne s'étaient pas attendus à cela. Papa a blémi, Maman a appelé les secours. Et moi, dans tout ça?

      My' avait beau essayer de me consoler, j'avais l'impression d'être un monstre. J'ai couru jusqu'à la salle de bain. Et là, j'ai vu ce à quoi je ressemblais vraiment. La lumière sortait de moi. C'était, certes, joli à voir. Mais tellement impressionnant... Tellement dangereux... J'avais peur. Je me faisais peur. Je ne voulais plus que personne ne me touche. Petit à petit, la lumière s'est éteinte, laissant seulement un grand vide, une grande fatigue en moi. Ma peau semblait presque grise, en comparaison. J'avais, sans doute, épuisé toutes mes réserves d'énergie. Mais je n'en savais rien. Je voulais, juste, dormir. Je me suis endormie là, sur le carrelage de la salle de bains, la lumière allumée. Mais je n'ai pas pu rester là. Mon père a fini par forcer la porte de la salle de bains, me réveillant par le même coup.

      "Il s'est passé quoi là au juste?"
      "Euh.. Je... Papa... Je sais pas."

      Mais il ne semblait pas me croire. Comme souvent avec lui, la correction est partie avant le reste. Ma joue rouge me brûlait davantage que la lumière que je m'étais mise à émettre en réaction à la gifle. Mais il avait eu le temps de se reculer avant. Je ne l'avais pas blessé. C'était déjà un soulagement pour moi. Je me sentais un monstre de foire. Comment pouvais-je rattraper cela?


    {{ I am just a freak

    Silverchair - Freak

    Body and soul Im a freak Im a freak
    Body and soul Im a freak

    Try to be different
    Well get a differnt disease
    Seems its a fashion
    To need the cold sore cream
    I dont really know
    How to put ona cool show
    As boring as they come
    Just tell me where to go

    If only I could be as cool as you




    Certes, nous avions, tous des pouvoirs. Mais le mien était particulièrement dangereux. Et il était précoce. Celui de My' ne semblait pas s'être encore dévoilé et moi, j'étais dangereuse pour tout le monde. Sauf pour moi. Comme je l'avais prouvé ce soir-là avec Papa, les émotions négatives déclenchaient mon pouvoir. Je me mettais alors à irradier de lumière. Je ne sentais même plus le froid. Et pourtant, il était parfois assez intense. Le copain que j'avais brûlé sans le vouloir m'évitait au maximum. Heureusement pour moi, il avait développé un pouvoir de guérison et, quelques mois après l'accident, il allait parfaitement bien. Il ne restait plus aucune trace de brûlure, hormis une cicatrice sur la paume de sa main. Je devais reconnaître. Mais cela ne changeait pas l'opinion des autres sur moi.

    Plus que jamais, j'étais d'accord avec My'. Notre père aurait voulu avoir un garçon. Pourtant, d'une certaine façon, j'avias la sensation qu'il était fier de moi. Mais qu'il rejetait plus encore Myriam. Sans doute est-ce pour ça qu'elle a commencé à faire des arts martiaux. Moi aussi, je me suis mise à en faire. Mais pas pour les mêmes raisons. Il fallait que j'arrive à me maîtriser. A me contrôler. Alors j'ai commencé la relaxation, et les artas martiaux. Si ma soeur préférait l'aikido, moi, j'ai commencé le bo-jutsu (l'art du baton) et le jujitsu. J'ai toujours aimé le sport. J'ai toujorus aimé bouger. Je n'ai que très peu joué avec des poupées. Et, comme ma soeur, j'ai complètement cessé à l'arrivée de mes pouvoirs.

    Pour autant, je n'ai pas renié ma condition de fille. Pourtant, je me sentais mal dans ma peau. Je n'aimais pas ce que j'étais. Mais je voulais apprendre à me maîtriser, apprendre à me contrôler, afin de ne pas être un danger pour les autres. C'était le plus important pour moi. Ne plus blesser. Ne plus être un danger. Je suis souvent restée seule dans la cour de récréation. Tous, ils m'évitaient. Heureusement, My' était là. Mais ça ne nous a pas rapprôchées. Bien au contraire. Moi, mes pouvoirs étaient là. Mais les siens, où étaient-ils? Une rivalité est née entre nous. Pourtant, je savas pouvoir compter sur elle le cas échéant. Mais j'avais ma fierté. Et je ne voulais pas ennuyer ma soeur avec mes soucis. L'une comme l'autre, nous avons toujours été très secrète. Et ça ne s'est pas arrangé par la suite. A croire, réellement, que nous ne nous faisions pas confiance. Mais le soucis était à un tout autre niveau. A un niveau que personne ne pouvait comprendre.


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MessageSujet: Re: Kathaleen Michigan (Black Hole)   Dim 6 Sep - 15:45


    {{ When everything changed

      Linkin Park - Numb
      I'm tired of being what you want me to be
      Feeling so faithless lost under the surface
      Don't know what you're expecting of me
      Put under the pressure of walking in your shoes
      Every step I take is another mistake to you

      I've become so numb I can't feel you there
      I've become so tired so much more aware
      I've becoming this all I want to do
      Is be more like me and be less like you

      Can't you see that you're smothering me
      Holding too tightly afraid to lose control
      Cause everything that you thought I would be
      Has fallen apart right in front of you
      Every step that I take is another mistake to you
      And every second I waste is more than I can take

      And I know
      I may end up failing too
      But I know
      You were just like me with someone disappointed in you




      Nous nous adorions. Mais nous étions secrètes, elle et moi. Le temps passé depuis la révélation de mes pouvoirs n'avait pas changé la vision que les autres avaient de moi. J'arrivais à peu près à m'éteindre, à m'allumer à peu près sur demande, les sentiments avaient encore trop d'effet sur moi. Et certains, de loin, s'amusaient à me provoquer. Mais toujours de loin. J'avais fini par m'y habituer. Et je faisais comme si. Mais ça me blessait. Et je suis persuadée que ma soeur en était consciente et en souffrait autant si ce n'était plus que moi. Elle, aux dernières nouvelles, elle n'avait pas encore révélé les siens et pourtant... Nous étions tous loin de nous douter, elle compris, de la réalité des choses... Et, dans le fond, j'ai ma part de responsabilité là dedans... Et je m'en veux.

      Et puis cette énième soirée mondaine est arrivée. Comme d'habitude, nous devions y aller avec Papa et Maman. Comme d'habitude, nous n'en avions pas la moindre envie. Ce serait encore une de ces soirées où l'on s'ennuyerait à mourir. Papa était instructeur à l'Academy et, forcément, il était de toutes les soirées mondaines de l'Academy. Je ne sais plus pourquoi était celle-là. Mais était-ce vraiment important? Ce qui comptait, c'était qu'on y était, tous les quatre. Et nos désirs, à My' et moi, ils importaient peu. Comme toujours. Après tout, nous n'étions que des filles. Des filles à papa. Et nous n'avions notre mot à dire sur rien du tout. Porter une petite robe blanche ne me dérangeait pas. Même si je n'avais jamais aimé les manches bouffantes. Quand au petit noeud rubis, accordé à la couleur de mes yeux, c'était la petite touche de goût de Maman. Maman avait opté pour du violet pour My'. Nous n'avions jamais notre mot à dire. C'était toujours Maman qui choisissait nos tenues. Même nos escarpins étaient assortis à la tenue... Et nos coiffures, aussi... Elaborées. Malgré mes boucles brunes indisciplinées. Je ne sais pas pourquoi ma mère y tenait autant... Elle allait, souvent, jusqu'à mettre des perles dans mes cheveux. J'avais pourtant horreur de ça. Mais je savais que je n'avais pas le choix, si je ne voulais pas une correction, Papa ayant toujours été très sévère avec nous. Surtout lorsqu'il avait l'impression que l'on manquait de respect à Maman. Nous avions fini par nous mettre en route. Sur le trajet, les recommandations habituelles avaient fusé. Etre sage, bien se tenir, ne pas parler sans y avoir été invitées... Et blablabla... Ces choses qu'il nous répétaient au moins une fois par mois. Parfois, j'avais envie de l'envoyer paître. Mais j'étais trop petite. Une fois de plus, je me promis de le faire lorsque je serai assez grande. Lorsque je ne dépendrai plus de lui, lorsque je maîtriserai suffisamment mes pouvoirs. Mais je n'y étais pas encore. Je m'ennuyais à mourir dans cette réception. J'avais fini par m'approcher de ma soeur pour lui demander ce qu'elle faisait.

      "J'observe les gens"
      "A quoi ça te sert?"

      Elle avait alors commencé à se moquer d'eux gentiment, en se moquant de leurs vêtements, de la façon de se tenir. J'avias pouffé. C'était amusant. Pour la première fois de la soirée, je commençais à m'amuser et à profiter de l'instant présent. Mais ça n'avait pas duré longtemps. Papa avait fini par passer devant nous et nous gronde. Méchamment, mais à voix basse. Mais la menace était là. Cela se résoudrait à la maison. Il avait conduit Myriam par le bras jusqu'à sa chaise et je les avais suivis. Pour moi, c'était ma faute si elle se faisait encore gronder. Comme d'habitude. J'avais toujours eu l'impression d'être en faute. Et puis le repas avait commencé. Et les questions sur leur avenir. Sur celui de Myriam, surtout...

      "Myriam a un don certain pour la mode, elle tient ça de sa mère, manifestement."

      J'avais regardé Maman, qui restait silencieuse, tête baissée, puis Myriam sur la main de laquelle j'avais posé la mienne. Je savais qu'elle n'aimait pas être rabaissée au rang de fille. Qu'elle se sentait inutile parce que son don ne s'était pas encore manifesté.

      "J'imagine que nous lui ferons suivre un cursus artistique, poursuivait-il, peut-être qu'elle oubliera ses lubies combattives..."

      Et Myriam avait répliqué. Trouvant le courage que je n'avais jamais eu. Elle avait tenu tête à Christopher, ce que jamais ni Maman, ni My' ni moi n'avions osé faire jusque là. Et elle avait dévoilé ses intentions futures. Intégrer les Black Warrior. Et une fois de plus, Papa l'avait rabaissée. Me rabaissant par la même occasion. Je crois que c'est de là qu'est née mon envie de les intégrer moi aussi.

      "C'est ridicule ! Ton pouvoir ne s'est même pas encore manifesté, tu n'auras jamais une maîtrise suffisante lorsqu'il sera temps d'entrer à Newell. Tu n'aurais jamais les compétences requises non plus, le niveau d'exigence est beaucoup trop élevé. Surtout pour une fille !"

      J'étais une fille, mais je lui prouverai que j'étais tout aussi capable de le faire. Comme ma soeur. A mon tour, j'avais levé le regard vers Papa tandis que Myriam continuait de s'opposer à sa volonté.

      "Je suis pas juste qu'une fille. J'y arriverai."
      "C'est hors de question. Ta mère a déjà pris toutes les dispositions pour ton intégration à..."
      "NON !"

      Le cri de Myriam avait fusé, me vrillant les tympans. J'avais enlevé ma main de la sienne pour cacher mes oreilles. Je n'étais pas la seule à être surprise. Toutes les têtes s'étaient levées pour observer Myriam. Elle qui n'aimait pas être au centre de l'attention était servie, cette fois. Je l'observais, surprise. J'allais bien, mais je ne m'étais pas attendue à ça. Finalement, Myriam avait elle aussi un pouvoir. Et il était probable qu'il s'était révélé bien plus tôt. Je me mordis la lèvre. C'était ma faute... J'avais toujours prétexté entendre, comme elle, les messes basses de Papa et Maman. Si je n'avais pas menti, alors tout se serait passé différemment. Une larme discrète avait roulé sur ma joue. Finalement, le dîner avait repris son cours. Je devinais la honte de Myriam. Mais je n'osais ni dire un mot, ni faire un geste vers elle. Jusqu'à ce qu'on rentre à la maison, en tous les cas... Le trajet fut horrible. Silencieux, lourd. Personne ne prenait la parole. Il était même hors de question.

      A peine arrivée, j'avais été envoyé dans ma chambre avec Maman. Et Myriam avait dû rester en arrière avec Papa. A nouveau, je m'étais mordue la lèvre. Plus fort cette fois, au point d'avoir un petit goût ferreux dans la bouche.

      "Qu'est-ce qu'il va faire à Myriam, Papa?"
      "Rien... Ne t'inquiète pas..."

      Maman m'avait forcée à me mettre en pyjama, puis, elle s'était assise sur mon lit pour discuter. Là, je lui avais révélé que depuis des années, j'avais cru que Myriam entendait des choses qui n'existaient pas et que, par peur qu'elle ne se prenne une tannée, j'avais fait comme si j'entendais. Comme si j'entendais tout moi aussi. Et j'avais honte... Horriblement honte... J'avais pleuré de longues minutes dans les bras de Maman. C'est une des dernières fois où j'ai pleuré en public. Depuis, j'ai appris à murer plus encore mes émotions. Mais quand j'avais entendu des pas dans l'escalier, j'avais essuyé mes larmes. Je ne voulais pas que Myriam voit que j'avais pleuré. Pas à cause d'elle, même si c'était de ma faute. Myriam était en colère. Ou plutôt blessée. Je ne savais pas trop. Toujours est-il qu'elle fut agressive envers Maman qui, pourtant, ne lui avait rien fait. Mais celle-ci ne sembla pas en prendre ombrage et nous laissa.

      Tremblotante, je m'étais approchée de ma soeur pour me poser sur son lit. Incapable de parler, j'avais préféré émettre une petite lumière tremblotante et chaleureuse. Le genre de chaleur contre laquelle on aime bien se blottir sans pour autant risquer de se brûler. Et je m'étais blottie contre mon ainée. Celle-ci s'était rapidement relevée pour se mettre en pyjama avant de revenir se coucher. Je m'étais alors serrée tout contre elle avant de m'endormir.


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MessageSujet: Re: Kathaleen Michigan (Black Hole)   Dim 6 Sep - 15:46


    {{ When time goes on

    Leann Rimes - Life goes on

    Oooh, life goes on, and its only gonna make me strong
    Its a fact, once you get on board say goodbye cuz you cant go back
    Oooh, its a fight, and I really wanna get it right
    Where Im at, is my life before me, got this feeling that I cant go back

    Life goes on, life goes on, life goes on...

    Wish I knew then what I know now
    You held all the cards and sold me out




      Jamais Papa ne s'est excusé de la façon dont il avait traité My' ce soir-là. En même temps, je n'en savais pas grand chose. Hormis le fait qu'elle avait une marque rouge lorsqu'elle était montée dans la chambre. Je ne sais pas pourquoi il a réagi ainsi. Et je ne le saurai, je pense, jamais. Toujours est-il que suite à cet épisode, il est devenu encore plus distant avec nous? nous faisant comprendre que nous n'étions que des filles à ses yeux et que nous n'égalerions jamais les garçons. C'était faux, bien sûr. Et nous nous efforcions chaque jour de le montrer. Moi en assumant le fait que j'étais une fille, My' en essayant de remplacer le fils que Papa n'avait pas eu.

      Paradoxalement, nos propres corps jouaient des apparences que nous donnions. Très tôt, j'ai commencé à ressembler à une jeune fille. Je ne saurai jamais comment Myriam s'est senti vis à vis de ma féminité qui arrivait tandis qu'elle restait très longiligne. Mes muscles restaient fin et discrets malgré mes heures d'entraînement. Petit à petit, je redevenais la petite fille pleine de vie et populaire que j'étais avant l'accident. Tout le monde recommençait à gravitationner autour de moi. Parfois, je ne savais plus où donner de la têe. Mais, en tout cas, mes pouvoirs n'étaient plus un danger pour personne. Je les maîtrisais de mieux en mieux. J'en avais de moins en moins peur, sans pour autant les apprécier réellement. Si je ne contrôlais pas toujours le déclenchement de mon pouvoir, je pouvais, au moins, "l'éteindre" à peu près sur demande. Et cela faisait un bien fou.

      Le temps passait, l'adolescence approchait à grands pas. Et les soirées, aussi... Je n'allais pas systématiquement aux soirées organisées. Sinon, je crois que je n'aurais pas eu fini. Et on ne peut pas dire que j'en étais réellement fana. Mais, parfois, j'y allais. Surtout pour faire plaisir à Myriam qui, pourtant, était plus âgée. En théorie, je n'aurais pas dû pouvoir aller aux mêmes fêtes qu'elle. Mais Maman faisait souvent exception. Et elle parvenait à convaincre Papa. Je pense que, d'une certaine façon, elle pensait que ma compagnie réconcilierait My' avec sa condition de fille. Et Papa devait, sûrement, penser que ça l'éloignerait de cette lubie d'intégrer les Black Warrior. Mais ça n'était pas le cas. Je le savais bien. Même si My' était douée pour la mode. Même si je n'arrêtais pas de lui demander de me faire des vêtements à moi aussi.

      Je crois que j'en voudrai toujours à Papa de nous avoir mis ça en tête. Les BW par ci, les BW par là, les garçons sont meilleurs que les filles, ils valent davantage et patati et patata. Ca, je ne pourrai jamais le lui pardonner. Car tous nos malheurs ont découlé de ça. Malheureusement, il est trop tard pour remonter en arrière et changer le présent. Le temps suivait son cours, la vie avançait. Et, inexorablement, on se rapprochait de l'échéance. Celle de My', pas la mienne. Pas encore.

      La voir partir fut pour moi un déchirement. Nous avions toujours été ensemble. Nous avions toujours partagé la même chambre. Mais, le temps de son apprentissage, elle devrait dormir là bas. A l'Académie. Elle ne pourrait rentrer que pendant les "vacances". Ou plutôt, les permissions. Je n'avais aucune envie de la voir partir. Mais je le savais, je n'avais pas le choix. Qui étais-je, moi, pauvre petite fille pour empêcher ma soeur de réaliser son rêve? De l'empêcher de faire une bêtise? Je retins mes larmes lorsque nous la conduisimes jusqu'aux portes de l'Académie. Maman et moi n'irions pas plus loin. Papa nous l'avait interdit. La veille encore, il s'était disputé avec My' pour essayer de la faire changer d'avis. Il ne la pensait pas capable d'y arriver. Et moi, je savais très bien que, dans trois ans, j'aurai droit au même discours si je n'avais pas changé d'avis d'ici là. Mais n'avait-il pas encore compris, depuis ce fameux repas, que c'était de sa faute si Myriam était là aujourd'hui? Si elle avait renié qui elle était pour agir comme un garçon? Avec un déchirement au coeur, je les avais regarder avancer entre les murs de l'Académie. Maman m'avait prise dans ses bras, mais je m'étais rapidement écartée. Je ne voulais pas de cette tendresse. J'aimais ma mère, mais c'était My' que je voulais à mes côtés. J'aurais, à cette période, aimé avoir un tout autre pouvoir. Pour pouvoir la contacter, de loin. Mais ce pouvoir, je ne l'avais pas, bien sûr. Alors j'avais redressé la tête et rejeté les épaules en arrière. A 13 ans, je me comportais comme une jeune fille fière et sûre d'elle alors que je n'en menais pas large.

      Le retour à la maison fut horriblement calme. Nous n'étions que deux, ce soir-là. Nous avions l'habitude des grandes absences de Papa en période de formation. Mais, même si My' n'était pas très bavarde, elle emplissait la pièce d'une présence chaleureuse. Et, ce soir et les soirs à venir, la pièce manquerait cruellement de chaleur. Je fus incapable de prononcer un mot de tout le repas et montai rapidement dans notre ma chambre. Je n'arrivais pas à me dire que ce n'était plus celle de My'. Pour moi, c'était et ça resterait notre chambre à toutes les deux. Mais elle n'était pas là. Et elle me manquait cruellement. Pendant plusieurs jours d'affilée, j'allais dormir dans son lit, enfilant un de ses tee-shirt qu'elle mettait pour dormir afin de sentir sa présence auprès de moi. Mais, rapidement, cela n'eut plus l'effet escompté. Son odeur avait fini par être remplacée par la mienne. Alors j'y étais allée à l'esbrouffe. En parfument son lit et ses tee-shirt du parfum qu'elle aimait bien. Mais cela ne changeait rien. Elle était partie à l'Académie, et je restais seule.

      A nouveau, je me renfermai en moi-même. Mais personne n'y voyait rien. En apparence, j'étais toujours la même adolescente enjouée, sûre d'elle et populaire. Mais je ne me confiais plus. Déjà avant, j'étais peu prolixe de confidences. Mais de ce jour-là, plus personne n'entendit la moindre confession de ma part. A la maison, j'étais devenue presque grave. Au point que les parents avaient décidé de me faire voir un psy. Mais, même lui n'était pas parvenu à me faire dire ce qui n'allait pas. Alors, au bout d'une dizaine de séances, Papa avait décidé d'arrêter les frais.

      "Ce n'est qu'une crise d'adolescence... Ca va passer." avait-il dit à Maman pour la rassurer.

      Moi, je n'avais rien dit. Qu'ils pensent ce qu'ils voulaient. Je savais pourquoi j'étais comme ça, et c'était l'essentiel. Je continuais de sortir. Que dis-je... Je sortai de plus en plus, affichant de plus en plus ma féminité. A 15 ans, j'affichais une plastique adulte. Fine comme on en voit dans les magazines. Ma mère était persuadée que j'intègrerai le milieu de la mode. En tant que mannequin? C'était ce qu'elle espérait. Que j'arriverai à sortir Myriam des BW pour, qu'enfin, elle assume sa féminité et travaille dans le stylisme. Mais je me réservais pour autre chose. Car je comptais bien suivre les traces de ma soeur et prouver à notre père qu'une fille, aussi féminine soit-elle pouvait très bien réussir en tant que BW.


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MessageSujet: Re: Kathaleen Michigan (Black Hole)   Mar 8 Sep - 13:22


    {{ When everything started

      Je crois que, d'une certaine façon, j'inquiétais Maman plus qu'elle ne voulait bien l'avouer. J'ai eu une période où je la jouais très noir et rouge. Notamment au niveau du maquillage. Mes yeux cerclés de noir faisaient ressortir mes iris rubis. Les lèvres carmin, ma peau très blanche, oui, je peux dire que je lui faisais peur. Mais elle ne pouvait rien dire. Quand Papa et My' étaient là, j'avais l'air de la parfaite adolescente normale et sage comme une image. Avec des vêtements, malgré tout, trop avantageux. Mais je n'avais que faire du quand dira-t-on et du regard des autres. Je m'en moquais. Oui, c'était tout à fait ça. Mon pilier parti, il ne me restait plus rien à quoi me raccrocher. Je n'avais pas envie de jouer à la parfaite petite fille. Ce que je n'étais pas, même si les apparences laissaient croire le contraire. Les repas mondains continuaient. Sans My', vu qu'elle était à l'Académie et que les recrues n'y avaient pas leur place. Je ne sais pas pourquoi, mais il y en a eu plus pendant les trois ans où je suis restée sans ma soeur. Christopher Michigan aurait-il honte de son aînée? Je n'en ai pas la moindre idée. Mais cette simple supposition me blessait. Alors je portais à chaque fois des créations de My'. Des créations anciennes, ou qu'elle me préparait lorsqu'elle revenait en permission. Du noir principalement. Parfois un peu de rouge, lorsque j'arrivais à lui en faire rajouter. Mais, certaines fois, cela m'était impossible. Alors je faisais avec ce que j'avais.

      Je crois que la tenue qui a le plus supris mes parents, c'était à l'occasion d'une de ces soirées. Je ne sais pas pourquoi, mais les organisateurs avaient décidé qu'elle serait "costumée". Costumée entre guillemets. Sans doute pour faire oublier l'attaque des Errants sur la ville quelques semaines plus tôt. Une attaque qui, il fallait le dire, avait fortement ébranlé la population, vu qu'il y avait eu une brèche de sécurité. Bref. A l'occasion de cette soirée, j'avais revêtue une robe blanche avec un ruban doré. Ce genre de tenue que l'on voit dans les livres d'histoire pour représenter les déesses égyptiennes. Mes cheveux bouclés étaient parés de perles dorées et blanches et je portais aux pieds des espadrilles plates. Un plastron, doré lui aussi et certi de faux rubis rehaussait la tenue. Je dois bien avouer que, pour la première fois, j'ai lu de l'admiration dans le regard de mon père. Myriam était là, ce soir là. C'était une soirée organisée pour les BW, recrues et anciens, ainsi que pour les New Yorkais. Je crois que j'ai du faire sensation.

      C'est au retour de cette soirée que j'ai annoncé à mon père la décision que je gardais secrète depuis si longtemps déjà. Depuis l'esclandre qui avait dévoilé au grand jour les pouvoirs de ma soeur. Depuis l'esclandre qui avait tracé sa voix. Je m'attendais à une gifle retentissante. Mais il en est, simplement, resté pantois. Ce n'était pas d'admiration. Il suffisait de le voir pour se rendre compte. J'avais, plus, l'impression qu'il se demandait ce qu'il avait raté dans notre éducation pour que ses deux filles choisissent la voie militaire.

      "Dis-toi simplement que nous t'admirons tellement que nous avons voulu suivre tes traces et nous montrer dignes de toi..." avais-je répondu avant de quitter la pièce.

      Pour le coup, je suis sûre et certaine qu'il m'aurait frappée si j'étais restée une minute de plus dans la même pièce que lui. Et avec sa force, cela aurait laissé une belle marque. D'autant qu'en répondant ainsi, je lui avais manqué de respect. Bien sûr, il me faudrait attendre la prochaine cession de recrutement. A ce qui correspondait à "l'automne". Nous n'avons jamais reparlé de cette décision. J'avais l'âge, et il avait compris dans mon regard et dans ma façon de tourner les talons que je n'avais plus peur de lui et que je ne changerai pas d'avis.

      Linkin Park - Somewhere I belong

      But all that they can see the words revealed
      Is the only real thing that I've got left to feel
      (Nothing to lose)
      Just stuck, hollow and alone
      And the fault is my own, and the fault
      is my own

      Refrain

      I wanna heal,I wanna feel what
      I thought was never real
      I wanna let go of the pain I've felt so long
      (Erase all the pain till it's gone)
      I wanna heal,I wanna feel like I'm close
      to something real
      I wanna find something I've wanted
      all along
      Somewhere I belong





      Et le grand jour est arrivé. Enfin. J'allais retrouver réellement Myriam. Nous n'allions plus être séparées. Rien que cela, cela rendait les choses moins dures pour moi. Mais pour le reste... Je savais que ça allait être l'horreur. Surtout que, comme pour Myriam avant moi, c'est Papa qui allait me faire passer mon test. Sauf qu'il avait décidé que je n'aurai pas de préparation avant. Pour lui, mes années d'arts martiaux, c'était bien suffisant. Je dois bien avouer que je stressais à mort dans le vestiaire en me changeant. Mais, malgré tout, j'ai ravalé cette boule en moi pour aller l'affronter. Mon père, mon instructeur.

      Enfin, j'entrai dans la salle. Je savais qu'il y avait des gens qui regardaient. D'autres instructeurs, des recrues, des candidats et des BW. Et Myriam. Surtout. Je sentais son regard peser sur moi sans même la voir. J'ai relevé la tête, rejeté les épaules en arrière et me suis avancée fièrement. Comme je m'étais tenue, trois ans auparavant lorsqu'elle avait franchi les portes qui l'avaient séparée de moi. Mon père était là à m'attendre au milieu du tatami. Il ne m'a même pas demandé si j'étais prête. Il a commencé à porter les coups, et moi à les parer. En même temps, il me posait des questions sur comment je réagirai dans telle ou telle situation. Je n'avais pas le temps de réfléchir. Il faisait ça pour cela, et je le savais pertinemment. Alors je répondais, du tac au tac, rendant coup pour coup, même si la puissance était moindre. L'agilité était là. J'avais des années d'entraînement. J'avais commencé les arts martiaux lorsque mes pouvoirs s'étaient révélés, à 7 ans donc. Et, aujourd'hui, j'en avais 16. J'étais plus souple que lui, également. L'avantage de l'âge. Et... Je pouvais, surtout, devenir lumineuse au point de l'éblouir. Je pouvais le brûler et disparaître à sa vue en utilisant la réfraction de la lumière. Tous ces avantages m'ont grandement aidée, je l'avoue. Au point qu'au bout d'un moment, il a lui-même arrêté le combat.

      "Bienvenue dans les rangs des recrues, Lyrae..."

      C'était la première fois qu'il m'appelait ainsi. Je n'ai pas pu retenir un sourire et un petit cri de victoire avant de me précipiter dans les bras de Myriam. J'y étais. J'y étais moi aussi. Et j'avais signé, et c'était, pardonnez-moi l'expression, pour en chier.


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MessageSujet: Re: Kathaleen Michigan (Black Hole)   Ven 11 Sep - 11:02


    {{ When I wored hard to impress Him...

      Survivor - The eye of the tiger

      It's the eye of the tiger, it's the thrill of the fight
      Risin' up to the challenge of our rival
      And the last known survivor stalks his prey in the night
      And he's watchin' us all in the eye of the tiger

      Face to face, out in the heat
      Hangin' tough, stayin' angry
      They stack the odds 'til we take to the street
      For we kill with the skill to survive




      J'ai maudit mon père tous les jours de mes années d'entraînement. On aurait pu s'attendre à ce qu'il soit plus cool avec nous. Du moins... Quelqu'un d'extérieur. Mais pas My'. Pas moi. On le connaissait. Je savais qu'il voulait nous voir renoncer. Je n'étais pas dans la même année de formation que ma soeur, alors je ne savais pas comment cela se passait pour elle. Mais j'aurais aimé pouvoir changer d'instructeur. Pourtant, lorsqu'il a pris sa retraite, alors que ma formation n'était pas encore achevée, je l'ai regretté. Mais, pendant les trois années où il s'est occupé de moi, je l'ai maudit. Littéralement. Les exercices à montrer aux autres, c'était toujours pour ma pomme. Je voulais lui prouver qu'une femme était aussi capable qu'un homme? Je devais faire bien mieux que les hommes. Il ne faisait pas la distinction entre hommes et femmes. Sans doute est-ce pour cela qu'il n'y avait jamais de fille dans son unité de formation. Hormis ma soeur et moi, bien entendu, car il ne voulait pas qu'un autre s'occupe de nous. Il pensait qu'un autre aurait été trop doux. Je ne dirais pas cela. Mais plus juste, ça, c'est sûr et certain... J'en ai bavé. Littéralement.

      Ramper dans la boue, servir de cibles aux autres et j'en passe et des meilleures. Je ne compte plus les bleus, je ne compte plus les fractures, les côtes fêlées que je me suis tapées à cause de lui. Cela ne vaut pas le coup. Mais ils ont été nombreux. Souvent, j'étais à l'infirmerie pour blessures. A la fin, je n'y allais même plus, sauf lorsque j'étais à deux doigts de défaillir. C'est arrivé plus d'une fois. Mais la pire dont je me souvienne, c'était de son fait. Je me suis retrouvée à l'infirmerie, une tôe cassée à deux doigts de perforer mon poumon. Il n'y était pas allé de main morte, ce jour-là. Mais je me suis relevée. En même temps, nous avions un médecin au poil. En trois jours j'étais sur pieds. N'importe qui d'autre aurait pris au moins une ou deux semaines pour se remettre. Mais pas moi. Il aurait pris cela pour un aveu de faiblesse.

      En sortant de l'infirmerie pour revenir au cours, j'étais décidée à ce que cela ne recommence plus jamais. Sans doute est-ce pour cela qu'il a eu peur de moi ce jour-là... Comme d'habitude, il a voulu me prendre à partie pour la démonstration. Mais, cette fois, je l'attendais. Et j'ai émis de la lumière. Une boule lumineuse au dessus de ma main que j'ai envoyé sur lui, à hauteur de son visage. La boule chauffait fort. Il a dû bouger la tête pour éviter mon projectile qui lui a, malgré tout, bien roussi les cheveux. Et j'ai profité de son inattention pour décoller un coup de pied qui, s'il ne l'avait pas intercepter, l'aurait frappé au niveau de la tempe. Il a eu peur, ce jour-là. Je l'ai vu dans son regard. Dans la salle d'entraînement, le silence le plus complet planait. Il n'a rien dit. Rien répondu. C'était le jeu de l'exercice. Nous devions riposter. L'attaqué ne devait pas se laisser faire. Personne ne devait retenir ses coups. Nous l'avions tous, moi surtout, appris à nos dépens. Ce jour-là, je pense que j'ai gagné son respect, même s'il continuait à dire que l'Académie n'était pas une place pour les filles.

      Et puis un jour, nous avons été conviées à un mariage. Je voyais bien à la tête de ma soeur que ça ne la réjouissait pas plus que cela. M'enfin. Nous n'avions pas le choix. Un des camarades de section de My', enfin... Je crois que c'était ça, même si aujourd'hui il est devenu le directeur des BW, se mariait. J'avais 18 ans, My' en avait 21. J'ignorai tout de ce qu'elle ressentait pour ce type. Et si je l'avais su? J'aurais sans doute insisté pour que nous n'y allions pas, au risque de nous faire mal voir. Papa approchait de la retraite. Il nous avait annoncé qu'il arrêterait l'année suivante. Alos j'avais hâte d'y être. J'ai demandé une tenue à ma soeur. Tenue que j'aime encore aujourd'hui à porter. Même si ces derniers temps, je ne la porte plus trop. Mais bon... Je m'ennuyais ferme à cette réception. Je n'étais pas plus proche que cela du marié, vous l'aurez compris, et My' s'était esquivée. J'avais dansé avec plusieurs jeunes hommes célibataires, mais aucun n'avait captivé mon attention. Aussi, au bout d'un moment, je finis par imiter ma soeur. Cherchant un endroit tranquille. Celui où elle aurait pu se retirer. Mais ce à quoi je ne m'attendais pas, c'était à la trouver en pleine conversation avec un type que je ne connaissais que de vue. Je n'allais, décemment, pas la déranger. Quelqu'un d'autre que moi l'aurait fait. Sans doute. Mais pas moi. Je suis repartie. Ni l'un ni l'autre ne m'avait vue. Tant mieux. Elle avait l'air bien... Je n'en ai parlé à personne. Pas même à elle. Si elle voulait m'en parler, elle le ferait. Mais c'était sa vie, et pas la mienne.

      Et les entraînements ont repris, après ce bref interlude. Heureusement pour moi, le calvaire allait prendre fin. Il ne me restait plus qu'un an à tirer avec mon père comme instructeur. Mais il ne me prenait plus autant la tête qu'auparavant. Je crois que ma petite démonstration l'avait surpris au plus grand point. En tout cas, une chose était certaine, une autre instructeur ne pourrait pas être pire. Et, effectivement. La suite de ma formation me fit l'effet de vacances, à côté de mon père... Je commençais, presque, à apprécier ce métier que je m'étais choisi poru le faire taire et pas par conviction. En tout cas, je m'y faisais...


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MessageSujet: Re: Kathaleen Michigan (Black Hole)   Ven 11 Sep - 11:03


    {{ When life smiled at me...

      Est-il seulement possible d'haïr quelqu'un plus encore qu'on le l'a apprécié? Parce que je l'aimais bien, Dean, quand il était avec ma soeur. Car, avec lui, elle a découvert ce que c'était qu'être heureuse. Elle a découvert qu'elle pouvait être femme et BW. Elle a découvert qu'elle n'avait pas à vivre pour notre père, mais pour elle. Mais, en partant, il lui a tout repris. Papa venait de prendre sa retraite. Enfin venait... Tout est relatif. Cela faisait quelques mois déjà. Nous, nous avions enfin des vacances. Et c'est là que c'est arrivé. Je ne l'ai pas vu venir. Et si je l'avais vu arriver. Qu'aurais-je fait? Sans doute rien de bien différent de ce que j'ai fait. Lorsque je suis rentrée ce soir là, My n'a rien voulu me dire. Je dois avouer que j'en ai été particulièrement blessée. Mais je n'ai rien dit. L'une et l'autre, nous sommes comme ça. Nous ne nous confions que peu. Tout ce que j'ai pu obtenir de ma soeur, c'est qu'ils avaient rompu. Ensuite, elle m'avait envoyé bouler, plutôt méchamment. Nous habitions ensemble depuis peu de temps. J'avais attendu que Papa prenne sa retraite pour quitter les dortoirs de l'Academie et m'installer avec Myriam. Mais cela est une autre histoire. Ma soeur était malheureuse, et je ne pouvais rien pour elle. sans doute est-ce cette incapacité à pouvoir la soulager de sa peine qui m'a menée à gifler Dean lorsque je l'ai recroisé dans l'Académie suite à la rupture.

      "Ca, c'est pour ma soeur..." avais-je lâché en repartant sans même lui laisser le temps de réagir.

      J'étais comme ça. Impulsive, parfois irréfléchie. Mais il avait blessé ma soeur. Et ça, je ne pouvais le lui pardonner. Et je n'y parviendrai pas, je le savais. Mais heureusement, tout n'était pas tout noir à l'Académie. Du moins, pas pour moi...

      Evanescence - Snow white queen

      You belong to me
      my snow white queen
      there's nowhere to run, so lets just get it over
      soon I know you'll see
      you're just like me
      don't scream anymore my love, cause all I want is you






      J'ai depuis longtemps compris que l'amour ne frappait pas lorsqu'il pointait le bout de son nez. J'ai depuis longtemps compris que l'on ne savait jamais lorsqu'il partait, ou lorsqu'il subsistait. Bien sûr, j'avais eu des aventures depuis que j'avais intégré les BW. Et un peu avant aussi. Mais jamais rien d'aussi sérieux qu'avec lui. Il m'appelait son étoile. Etonnamment, je ne l'avias jamais remarqué avant. Peut-être parce qu'il était plus âgé que moi. Et que My', aussi. Oh! Pas de beaucoup. Juste un an. Mais cela suffisait. Je l'ai rencontré, réellement rencontré s'entend, sur la première mission que j'ai fait en tant que Black Warrior. J'étais la seule fille de l'équipe. Nous étions six. Ma soeur avait été envoyé ailleurs. Il était le chef de notre petit escadron. Il avait 24 ans. Et il dégageait une présence qui m'a sciée, à l'époque. Etant donné que nous étions deux nouveaux dans le groupe, il avait demandé à tous de montrer ses pouvoirs. Le sien m'a, je dois le dire, sidéré sur le coup. Je n'ai pas rencontré beaucoup de personnes qui avaient la capacité de devenir élémentaire sable. Sa maîtrise de la géokinésie était d'ailleurs assez impressionnante. Et je me sentais rassurée, en sa présence. Ce qui, pour une première mission n'est pas facile. Mais celle-ci s'est bien passée. Et les suivantes, également.

      Au départ, j'ignorais pourquoi il me prenait toujours dans son équipe. Je n'ai compris qu'après. Lorsqu'il m'a invitée à sortir un soir où nous étions de repos. Il m'a sorti le grand jeu. Et je suis tombée dans le panneau. Je l'avoue sans peine. En même temps, j'avais craqué le premier jour. Je sais que cela fait écolière, collégienne, lycéenne. Et pour ça, je me détestais. Mais je ne sais pas... Il avait ce quelque chose qui m'a fait fondre. Grand, bien bâti, charismatique... Je ne pouvais pas résister. J'avais comme l'impression que nous étions prédestinés l'un à l'autre.

      Il a pris son temps, pour se dévoiler réellement. Pour voler ce baiser que je voulais lui donner. Lors de cette sortie, il ne s'est rien passé. Et je dois bien avouer que j'en ai été terriblement frustrée. Mais, par la suite, il y avait des frôlements. Jamais plus. Jusqu'à une certaine mission. Je pourrais appeler ça une mission suicide. Nous sommes les deux seuls à en être ressortis vivants. Nous avions dû, tous, nous réfugier dans les marais. Mais nous étions traqués par les Errants. Si nous leur avons échappé, tous, nos compagnons d'arme n'ont pas réchappé au créatures. Mais la tempête qui a sévi cette nuit là nous a empêché de leur prêter main forte. Nous sommes restés blottis, dans une cache de fortune, l'un contre l'autre, persuadés que nous allions mourir. Et c'est là qu'il m'a glissé ces quelques mots qui ont changé ma vie à jamais: "Je t'aime, Petite Etoile... Ne quitte jamais la protection de mes bras..."

      Et cette protection, je ne l'ai plus quittée. Si, au tout départ, je pensais vivre dans un rêve, j'ai rapidement compris que j'étais dans la réalité. Et j'étais bien. J'étais à mille lieues de penser à ce qui m'attendait. Dans le bon, comme dans le mauvais sens.

      J'essayais de ne pas trop étaler mon bonheur aux yeux de ma soeur. Parce qu'elle allait mal. Parce que, même si elle essayait de le cacher, je voyais bien qu'il lui manquait et qu'elle en souffrait. Mais j'ignorai jusqu'à quel point. Tous les dimanche, aux réunions de famille, Maman me disait de faire attention à My'. Qu'elle était instable. Fragile émotionnellement. Je faisais du mieux que je pouvais, mais elle ne se confiait pas. Tout comme moi. Et moi, j'étais heureuse. Et ma soeur n'avait pas besoin de voir ça tout le temps. Elle aurait, sans doute, pris mon inquiétude pour de la condescendance. A sa place, j'aurais réagi de la même façon. Alors je m'étais contentée d'être là si elle avait besoin, présence amie et réconfortante qui ignorait tout du drame que vivait ma propre soeur depuis longtemps déjà.

      Et moi, je continuais à vivre. Jusqu'à ce fameux soir où il a demandé ma main devant mes parents. My était présente. Je n'imagine pas comment cette annonce a dû la blesser lorsqu'il l'a faite. Lorsqu'il s'est mis à genoux pour me demander si je voulais unir ma vie à la sienne. La bague était magnifique. Je la porte encore aujourd'hui, d'ailleurs. Maman s'est mise à pleurer à cette demande. Papa est resté de marbre, comme à son habitude. Mais je n'en avais que faire, de son avis. Je ne pus répondre immédiatement et posai mon regard sur ma soeur. Que devais-je dire? Je la regardai comme si elle détenai la réponse. Que devais-je répondre? D'une certaine façon, je cherchais son assentiment qui, pour moi, avait plus de poids que celui de mon père. Ma mère, je voyais déjà dans ses yeux que je devais accepter. Mais qu'en pensait My'?

      "Ecoute ton coeur, Kath" avait-elle dit dans un sourire "il n'y a que lui qui peut répondre là"
      Le visage de Maman s'était légèrement fermé aux paroles de Myriam, comme si son empathie avait décelé quelque chose, mais je n'étais, en cet instant, absolument pas réceptive. J'avias 23 ans, et l'homme que j'aimais venait de me demander d'unir sa vie à la sienne. Les propos de ma soeur m'avaient comme libérée d'un poids. Avait-il senti mon doute? Ma crainte de la perdre? Toujours était-il que pour toute réponse, je suis tombée à genoux devant lui, les yeux brillants mais secs.

      "Oui..." ai-je simplement répondu avant de l'embrasser fougueusement.

      Je ne l'avais jamais embrassé de cette manière en public, étant plutôt discrète de nature à ce niveau là. Mais, ce soir, je n'avais pas pu me retenir. Les mois suivants s'étaient déroulés sur le même petit nuage. J'alternais entre chez lui et notre appartement à My et moi. Je ne voulais pas quitter ma soeur, mais je ne voulais pas que nous vivions à trois. Alors je me partageais. Et cela se passait très bien, jusqu'à...


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MessageSujet: Re: Kathaleen Michigan (Black Hole)   Ven 11 Sep - 11:03


    {{ When my world is falling down...

    Oasis - Falling Down

    Dying scream
    makes no sound
    Calling out to all that I've ever known
    Here am I, lost and found
    Calling out to all

    We live a dying dream
    If you know what I mean
    All that I've ever known
    It's all that I've ever known




      Car cela ne pouvait pas durer, n’est-ce pas? C’était trop demander que de pouvoir goûter au bonheur, n’est-ce pas ? Car mon bonheur n’a duré que quelques mois. Et tout s’est effondré. Et tout a été détruit. Il est mort. Sous mes yeux. Tué, que dis-je… Assassiné par une Errante qui s’est délectée de cette vue et de la douleur qu’elle m’infligeait. J’ai senti mon cœur se briser. Tomber en morceau. J’ai hurlé. Mais je n’ai rien pu faire pour réagir. J’étais figée. Femme de lumière incapable de faire un mouvement. Même mes paupières ne répondaient pas à ma demande. Je ne pouvais les fermer. Je suis restée lumière, littéralement lumière jusqu’à ce qu’il s’affaisse dans les bras de sa meurtrière. Meurtrière que je me suis jurée de tuer de mes propres mains. Elle et son compagnon sont partis, emportant le corps de Stefen avec eux, me laissant seule avec mon chagrin. Ce n’est qu’après leur départ que je suis redevenue normale. Que j’ai pu bouger. Que j’ai dû rentrer.

      Sans ma sœur, je crois que je n’aurais pas eu la force de continuer. Pourtant, quand elle m’a posé la question, pourquoi cette détresse sur mon visage, pourquoi ce chagrin, ce fort sentiment d’impuissance, je n’ai pas pu répondre. Je n’ai pas voulu. J’ai refusé. Comme elle quelques années plus tôt, je l’ai envoyé paître. Avec colère. Avec rage. Même si ce n’était pas après elle que j’en avais. Elle était là, et il fallait que j’évacue mon impuissance. Je n’avais pas réagi. Je l’avais regardé mourir sous mes yeux. Un flash de lumière a surgi devant moi, frappant le mur juste derrière elle alors que je répliquais avec rage :

      « Vas voir ailleurs si j’y suis. Ca ne te regarde pas My’. Lâche-moi. Je ne veux pas te voir… »

      Elle n’y était pour rien, pourtant. Mais, pour être sûre qu’elle ne me suive pas, j’ai un peu plus dévasté notre appartement et je suis allée m’enfermer dans ma chambre, utilisant la lumière pour rendre la poignée brûlante. Je ne voulais plus voir personne.

      Je n’ai pas remis les pieds à l’Académie pendant près de deux semaines. Et puis un jour, il a bien fallu que je m’y rende. Je devais des explications à mes supérieurs sur ce qu’il s’était passé. Même si je n’avais pas envie d’évoquer une nouvelle fois ce jour maudit, deux semaines plus tôt. Je n’étais que l’ombre de moi-même. Je n’étais qu’un fantôme. Pourtant j’ai relevé la tête. Mon regard était vide, mais j’avais la tête droite et les épaules en arrière. Personne ne devait voir ma détresse. J’ai avancé droit devant moi, sans me retourner. Et j’ai expliqué ce qu’il s’était passé. J’ai été mise au repos, Jugée trop instable, pour deux semaines.

      Je pensais que les choses s’arrêteraient là. Mais non. Il fallait croire que ce n’était pas assez. Ma mère avait un aveu à nous faire. Deux semaines s’étaient écoulées depuis ma mise au repos forcé. Je devais reprendre ma fonction le lendemain. Mais je ne m’attendais pas à ça. Au cours du repas, Maman a pris la parole, chose qu’elle ne faisait jamais.

      "Si au moins vous aviez été heureuses…"

      Pourquoi avait-elle dit ça ? Je relevai la tête vers elle. Je connaissais la nature de son pouvoir. Je m’efforçais depuis longtemps de lui cacher mes états d’âme. Aujourd’hui plus encore qu’avant. Je regardai ma sœur, surprise. Visiblement, Maman allait aussi mal que nous et nous, nous ne nous étions rendues compte de rien. Toute sa vie, elle s’était sacrifiée pour nous, pour que nous soyons heureuses. Mais, aujourd’hui, elle avait l’impression d’avoir échoué.

      "Je n’en peux plus de vous voir malheureuses. De vous ressentir malheureuses, de vous sentir vous sacrifier comme ça. Je ne peux pas vous empêcher de faire ce que vous voulez faire. Mais je ne peux plus supporter de rester là, à faire comme si de rien n’était."

      Je fronçais les sourcils, tant je n’étais pas sûre de bien comprendre.

      « Maman ? Tu veux dire quoi, par là ? »

      Et là, elle nous a tout raconté. Son mariage avec Papa alors qu’elle attendait My, moi, la déception de Papa de ne pas avoir de garçon, chose que nous savions depuis longtemps, et l’aveu dramatique était tombé. Elle s’était, toujours, mise en sommeil pour nous. Pour nous donner une vie équilibrée. Mais elle ne se sentait pas de le faire pour une troisième fille. Elle ne s’était pas sentie capable de compenser la déception de Papa. Alors, elle avait avorté. Notre sœur aurait eu 18 ans si elle avait vécu. J’en étais restée pantoise. Dans quel monde vivais-je donc que rien ne soit solide ? J’avais la sensation, petit à petit que tout s’écroulait. Que je perdais pied. Et, d’une certaine façon, c’était tout à fait le cas. Rien n’était réel. Rien. J’en eus des vertiges. Je voulus me lever, mais en fus incapable jusqu’au couperet final. Ils divorçaient. Et My’ a pris la parole à son tour. Moi, j’étais encore incapable de prononcer un mot. Je voulais, juste, partir. Je voulais, juste, m’enfuir, échapper à cet étau qui se resserrait autour de moi.

      "C’était si difficile que ça, de dire une fois dans ta vie à un de tes proches que tu étais fier d’eux ? C’était si difficile que ça, d’aimer ta femme et tes enfants tels qu’ils étaient ? Regarde ce que ça donne aujourd’hui. Bravo Papa. Tu peux être fier. Tu voulais un fils que tu n’as jamais eu. Tu en auras perdu ta femme… et ta fille."

      Et Myriam s’était levée pour sortir. Pourquoi n’avait-elle parlé que pour elle ? A mon tour, j’ai trouvé le courage de me lever et j’ai renchéri.

      « Et TES filles… »

      Et, sans un mot de plus, j’ai quitté la pièce. J’avais la sensation d’être dans de la ouate. Tous mes sentiments étaient comme anesthésiés. Je réagirai, plus tard. My’ m’avait ramenée chez nous. Je n’avais pas prononcé un mot. Je ne voulais plus parler. J’avais la sensation de réagir comme une enfant mais, en même temps, c’était ça ou la crise de nerfs. Je n’étais plus moi-même. Et puis, le dîner avec My’ et Maman est arrivé. Je n’avais accepté que pour Maman. Que pour My’. Car moi, je n’avais qu’une envie : rester enfermée. Mon repos avait été prolongé pour une durée indéterminée, encore. Mais je comptais y retourner. Papa devait jubiler, tout seul dans son coin, de savoir une de ses filles trop ébranlée pour continuer. Alors non, je ne lui ferai pas ce plaisir. J’y retournerai, dès le lendemain de ce dîner.


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MessageSujet: Re: Kathaleen Michigan (Black Hole)   Ven 11 Sep - 11:04



{ Exemple de rp }


Citation:
Mettez en scène votre personnage de la façon dont il vous plaira pour raconter ce que vous voulez, l'important pour nous est de pouvoir constater votre niveau de rôliste ^^ Mais attention, nous ne voulons pas voir un rp qui concernerait un autre de vos personnages sur un autre forum !! - Minimum 12 lignes

(participation de Kathryn vue avec elle)

      Ce devait être une simple affaire de routine. Juste un petit sauvetage de deux adolescents imprudents à un petit kilomètre du Dôme. Rien de bien dangereux en somme... Les deux jeunes gens n'avaient nulle besoin de renforts. Et pourtant, ce qui devait être un simple sauvetage s'est transformé en enfer pour une jeune Black Warrior. Un enfer, ni plus ni moins qui l'a plongée dans les affres du chagrin. Pourtant, il n'y a pas place au chagrin, lorsque l'on est BW. Et elle le sait. Et c'est pour ça qu'elle se rend ce matin à cet entretien pour vérifier son état mental et raconter à ses supérieurs ce qu'il s'est passé ce jour là. Quinze jours plus tôt. Cela fait déjà quinze jours qu'il est mort. Quinze jours qu'elle ne l'a plus vu. Quinze jours qu'elle ne l'a plus touché. Et il lui manque. Elle ressent un vide en elle depuis ce jours. Un vide qui ne sera, sans doute, plus jamais rempli. Elle pousse un soupir devant sa glace, tandis qu'elle se prépare à leur faire face. Au conseil et au directeur des Black Warrior. Pour leur prouver qu'elle peut reprendre. Qu'elle est apte à y retourner. Même si, en elle-même, elle sait que ce n'est pas le cas. Comment franchir l'enceinte où elle le retrouvait tous les matins? La porte où leurs mains se pressaient l'une contre l'autre, leurs doigts s'entrelaçaient, où un baiser fugace était échangé avant qu'ils ne se détachent l'un de l'autre. Tout le monde savait. Ca n'était pas un secret. Mais ils ne s'affichaient pas.

      Oh Dieu... Elle donnerait cher pour pouvoir remonter le temps. Pour pouvoir empêcher ce qui est arrivé. Pour l'empêcher de le tuer. Cette errante de malheur. Elle a juré sa perte. Elle a juré sa mort définitive. Elle le lui paiera, c'est un fait. Mais, en attendant, Kathaleen se trouve toujours devant sa glace, à se préparer, à se donner courage pour y aller. Mais c'est difficile. Elle n'a pas envie. Elle a peur. Et s'ils la chassaient de Newell Que lui resterait-il sinon la fuite? Car il ne faut pas se leurrer. S'il ne lui reste pas ça, il ne lui reste rien. Elle pousse un nouveau soupir et se décide enfin à partir. A cette occasion, elle a revêtu une jupe qui lui arrive à mi-cuisse, dévoilant ses jambes finement musclées, et un haut qui souligne ses formes féminines et son ventre plat. Le tout est noir, signe du deuil qu'elle porte. Aux pieds, elle porte des chaussures à talon, comme très souvent.

      Ses pas semblent assurés tandis qu'elle quitte la sécurité de l'appartement qu'elle partage avec sa soeur pour se rendre à l'Académie. Nul ne pourrait dire, comme ça, qu'elle va mal. Qu'elle est à la limite de la dépression. Qu'elle a envie de hurler depuis quinze jours mais qu'elle n'en fait rien. Elle a l'air sûr d'elle, comme bien souvent. Elle avance, préférant marcher que prendre les transports en commun. Elle avance, ses talons claquant sur le macadam, scandant un rythme rapide, comme l'est son rythme cardiaque. Le stress, la peur montent de plus en plus tandis qu'elle se rapproche de sa destination. Finalement, elle arrive devant l'enceinte, le coeur serré, au bord des lèvres. Mais, fidèle à son habitude, elle redresse la tête, rejette les épaules en arrière et ravale les larmes qui menacent de déborder de ses yeux pour se rendre devant les responsables de l'Académie et devant le psychologue qui doivent évaluer si elle est apte à reprendre. Elle-même n'en a pas la moindre idée et refuse de se demander ce qu'il en est.

      Enfin, elle se trouve devant eux. Le premier à prendre la parole, en toute logique est James.

      "Bonjour, Lyrae. Tu es ici pour répondre de la question que nous nous posons tous. Que s'est-il passé ce jour-là?"

      Elle va devoir l'expliquer. Elle va devoir le raconter. Elle va devoir le revivre. Un frisson lui parcourt l'échine alors qu'elle ferme les yeux un instant pour rassembler tout son courage. Enfin, elle rouvre les yeux et fixe son regard subis sur James. Elle ne regardera pas les autres.




      "Ce devait être un simple aller et retour. Nous devions, simplement, aller au secours de jeunes adolescents imprudents. L'un d'eux avait réussi à se sauver pour venir nous prévenir au sas de sécurité. Ils n'étaient que deux Errants. Stefen a jugé que nous pourrions nous en occuper juste tous les deux."

      La voix de la jeune femme eut un léger tressaut, mais elle s'empressa de reprendre

      *** Suite à la première personne ***


      Nous sommes sortis du Dôme, armés, et prêts à en découdre. La vie d'adolescents était entre nos mains. Et, pour l'un comme pour l'autre, il était hors de question que nous les laissions au mains des Errants. Sur cette partie, nous avons réussi, je dois l'admettre. Nous avons parcouru le demi ilomètre qui nous séparait de notre point d'arrivée. Rapidement. Trop rapidement à mon goût aujourd'hui. Pourtant, il serait faux de croire que, si je pouvais changer le passé, je laisserais des ado aux mains des Errants. Non. Si je pouvais revenir en arrière, j'exigerais que d'autres BW nous accompagnent.

      Nous avons donc rejoint le lieu du combat, où la Errante s'apprétait à mordre un enfant. Juste sous ses pieds, Stefen a fait trembler le sol. L'autre Errant détenait les deux derniers adolescents, l'air, très visiblement, d'avoir du mal à se retenir de les dévorer sur place. Stefen m'a assignée à cet Errant pendant que lui s'occupait de la femme. J'ai donc émis un laser de lumière pour détourner son attention des deux proies qu'il laissa d'ailleurs filer avant de se jeter sur moi. Stefen, de son côté avait aussi réussi à attirer l'attention de l'Errante. Leur combat, je ne sais pas comment il tourna tant j'étais occupée de mon coté.

      Ce devait être un jeune Errant, celui contre lequel je me battais. Je ne m'explique pas les choses autrement. Il était vif, rapide même, très fort, mais ses gestes étaient brouillons. Mais il en était plus dangereux encore car imprévisible. Il semblait changer d'idée comme de chemise, ayant plus l'air de se demander comment il allait me bouffer que comment il allait me mettre hors d'état de nuir. Mais je n'étais pas décidée à me laisser bouffer. C'était hors de question. Enfin... Jusqu'à ce qu'une interpellation me fasse me retourner.

      "Hey! La Warrior! Regarde un peu ça!"


Dernière édition par Isis le Dim 27 Sep - 9:11, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Kathaleen Michigan (Black Hole)   Ven 11 Sep - 11:05



{ Exemple de rp (suite)}




      Je fus obligée de me stopper en entendant la voix de la Errante. Expérimentée. Je dirais, peut-être même plus. En tout cas, on sentait l'expérience dans sa voix qui me déplut immédiatement. Je me retournai vers elle pour voir qu'elle détenait Stefen. Comment avait-il pu se laisser ainsi attraper? Figée, limite paralysée, je ne pus réagir immédiatement. L'Errant en profita d'ailleurs pour me sauter sur le dos, emprisonnant mes bras le long de mon corps. Il s'apprêtait à me mordre, comme s'apprêtait à le faire l'Errante sur Stefen avec un sourire carnassier et victorieux. Pourtant, "mon" Errant n'en fit rien, comme s'il avait reçu des ordres. Je le sentais pourtant frémir. Ses jambes serrées autour des miennes, ses bras qui m'emprisonnaient, je ne pouvais pas bouger. Je vis l'Errante pencher sa tête sur le cou de Stefen sans pouvoir agir. Elle a parlé, encore. Mais je ne me souviens pas de ce qu'elle a dit. Toutefois, lorsque ses dents ont touché Stefen, un véritable rugissement est sorti de ma poitrine:

      "NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOoooooooooooooooooooooonnnnnn"

      Et à cet instant là, je n'ai pas compris ce qu'il se passait. Je suis devenue de la lumière. Ce n'était pas une simple émission. J'étais de la lumière. Le Errant sur mon dos m'a lâchée en hurlant et s'est rapproché de son alliée, de sa patronne, je ne sais. Mais moi, je ne pouvais plus ni bouger, ni émettre un son. L'Errante en a profiter pour terminer son oeuvre après un regard amusé.

      Evanescence - Forgive me

      Then you look at me
      You're not shouting anymore
      You're silently broken

      I'd give anything now
      To kill those words for you

      (...)

      'Cause you were made for me
      Somehow I'll make you see
      How happy you make me

      I can't live this life
      Without you by my side
      I need you to survive

      So stay with me
      You look in my eyes and I'm screaming inside that I'm sorry




      Et Stefen me regardait. Je voyais toute sa peine dans son regard. Son chagrin, sa déception de m'abandonner là, sa peine de me livrer à ces Errants. Sa culpabilité de ne pouvoir être celui qu'on attendait qu'il soit. Il était co-directeur avant cette attaque. Et il m'abandonnait. Il mourrait. Lui qui était mon fiancé, il mourrait sous mes yeux. Sous mes propres yeux. J'avais envie de pleurer, mais, être de lumière que j'étais, j'étais incapable de faire un mouvement. Je ne pouvais même pas fermer les yeux. Enfin... Je crois que j'y arrivai, mais mes paupière de lumière ne m'empêchaient pas de voir la scène, bien au contraire. Je la voyais trop bien. Trop en détails. Comme s'ils étaient tous subliminés. Et la douleur dans les yeux de Stefen... Pas de douleur à cause de la morsure, mais de douleur à cause de l'abandon. Et ses yeux se sont fermés. Et l'Errante s'est à nouveau tournée vers moi, les lèvres retroussées en un sourire sauvage, satisfait. Moi, j'étais toujours lumière. J'étais toujous incapable de bouger. Incapable de faire un pas.

      *** fin à la 3e personne***

      Elle pleurait maintenant. Incapable de retenir plus avant ses larmes qu'elle gardait contenues depuis deux semaines maintenant. Incapable de se retenir. Incapable de rester debout, elle était tombée à genoux. C'était la première fois qu'elle parlait de ce qu'elle avait vécu ce jour-là. Et ça la frappait de plein fouet. En reparler lui faisait plus crûement encore sentir qu'elle l'avait perdu. Elle avait mal. Elle était brisée. Pourtant, elle se redressa, se releva pour achever. Elle ne pouvait accepter de finir son discours à genoux, pour la mémoire de Stefen.

      "Ils l'ont emporté. Ils ont emporté son corps. Je n'ai pas pu les en empêcher. Lorsque je suis redevenue moi, je me suis précipitée à leur poursuite, mais je n'ai pas pu les rejoindre. C'était impossible. Ils s'étaient fondus dans la nature comme les Errants savent si bien le faire. Alors j'ai fini par rentrer. Nous avons sauvé les vies de ces adolescents, mais le prix à payer a été lourd. Il est mort et je n'ai rien pu faire pour l'en empêcher."

      James a reprit la parole. Des propos que Kathaleen était incapable de comprendre sur le coup. Tout ce qu'elle a compris, c'était qu'elle était encore arrêtée pour deux semaines. Mais, deux semaines plus tard, l'aveux de sa mère et le divorce pour l'anniversaire de Myriam. Son arrêt serait prolongé de deux semaines encore et, enfin, elle pourrait reprendre.
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