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 Roksana Andreïevna Kitaëv

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Isis
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MessageSujet: Roksana Andreïevna Kitaëv   Mar 4 Mai - 9:40

•••Fichier Central•••
« Lorsque la chance nous sourit, nous rencontrons des amis ; lorsqu'elle est contre nous, nous tombons sur une jolie femme. »


    ~ Nom : Andreïevna Kitaëv. Comme mon nom vous l'indique, je suis russe. Russe pure souche, puisque je suis née la bas. Quand à ce qui m'amène ici, à New York, vous le découvrirez plus tard.
    Andreïevna Kitaëv, car, chez moi, le nom est composé d'un patronyme venant du père, et du nom de famille. Comme vous l'aurez donc, je l'espère, deviné, mon père se prénomme Andreï. Andreïevna est donc mon patronyme et Kitaëv mon nom de famille. Certains de mes ancêtres étaient déjà venus au Etats Unis. Ce nom ne vous est donc peut-être pas inconnu. Mais passons sur ce point de détail. Beaucoup de Kitaëv étaient très portés sur l'écologie, sur la sécurité. C'est ironique, n'est-ce pas? M'enfin... Ca remonte à bientôt trois siècles maintenant. D'autres étaient des scientifiques. Des élites, en somme. Oui, c'est tout à fait ça. Des élites.
    Pour en revenir à mon père, je n'ai jamais été très proche de lui. Du moins, pas d'une manière très appréciable et, à dire vrai, j'ai plus ou moins renié cette part de mon identité. Vous ne m'entendrez jamais me présenter avec mon patronyme. La plupart du temps, surtout depuis que je suis aux Etats-Unis, je zappe purement et simplement cette partie de mon identité. Mais là encore, vous comprendrez pourquoi plus tard.


    ~ Prénom : Roksana est le prénom qui a été choisi pour moi par ma mère. Je n'ose imaginer ce qu'aurait pu choisir mon père si le choix lui avait appartenu. Mais, fort heureusement pour moi, ce n'est pas le cas. J'aurais pu adopter la forme américaine de mon nom: Roxanna, mais je préfère, et de loin la version russe. J'ai moins l'air d'un renard. Notez... Je ne ressemble nullement à un renard... Qu'on se le dise. Et le premier qui m'appelle petit renard, comme le faisait mon père, il risque fort de ne pas faire long feu en ce monde.
    D'ailleurs, tant que j'y pense, mon prénom signifie crépuscule. Encore une ironie en ce bas monde, n'est-ce pas? Le jour ne se lève plus que sous les Dômes, c'est bien connu... Le crépuscule de ce monde est tombé voilà bien longtemps pour laisser place à une nuit éternelle. Et pourtant... Voir un matin, voir une aube serait tellement agréable... Voir un véritable soleil réchauffer ce monde. Mais je m'égare. Que voulez-vous... Je suis ainsi faite.
    Mon deuxième prénom me vient de ma grand-mère paternelle. Grand-mère que je n'ai jamais connu. Elle est morte avant. Sinon, elle n'aurait sans doute pas toléré les agissements de son fils envers moi. Leva était une femme autoritaire, parait-il. Une femme décidée, déterminée. Une femme qui en imposait par son charisme. Vous l'aurez donc deviné, mon deuxième prénom est Leva. Et je suis fière de le porter, même si j'ai renié mon père. J'ose espérer qu'une partie de ma force de caractère me vient de cette femme que je n'ai jamais connu.


    ~ Surnom : Mon père m'appelait son "Petit Renard". Mais c'est un surnom que je ne supporte pas. De même que Roksy, ou Ana. Cela m'insupporte. Mon nom est Roksana. Et si vous le trouvez trop long et bien... Faites avec. Ou, à la limite, appelez-moi Leva. Mais le premier qui osera m'appeler Petit Renard, Roksy, Roxy ou Ana risque fort de passer un sale quart d'heure. Je suis plutôt sanguine. Et je n'hésiterai pas à vous le prouver. Ne tentez donc pas ma colère, ou vous le regretterez.

    ~ Date de naissance : 13/09/2250

    ~ Appartenance : Neutre. Et je ne compte rejoindre aucun clan. Je tiens trop à mon indépendance.

    ~ Casier judiciaire : Disons que j'ai assez d'argent pour l'effacer le cas échéant, en graissant la patte de quelque fonctionnaire véreux, mais, que je sache, je n'ai pas d'ennuis avec les autorités. Même si je ne suis pas forcément le genre de femme en qui on peut faire une confiance aveugle.

    ~ Pouvoirs :

    • 1er Pouvoir : Si je voulais faire très simple, je vous dirais que mon pouvoir c'est la télépathie. Mais ce serait trop rétrograde. Dans la pensée commune, la télépathie c'est, simplement, la lecture et l'écriture de pensées. Mais je suis capable de plus. De tellement plus.... Ce terme de télépathie est tellement réducteur. Alors oui, certes, je suis capable de lire les pensées. D'écrire des pensées. De manipuler ces penser, de voir les souvenirs, de les modifier. Mais ce ne sont là que les aspects de base de la télépathie. Et étonnamment, ce ne sont pas les premiers à s'être développés chez moi.

      Mais la télépathie, c'est tellement plus que ça... Si je prends l'intégralité de mon pouvoir par le menu, je n'aurai pas terminé de vous l'expliquer que vous serez déjà vieux, avec un pied dans la tombe. Et moi aussi, par la même occasion. Même si... Bref. Je vais quand même essayer de vous expliquer mon pouvoir le plus complètement possible. Mais n'oubliez pas qu'il s'agit d'une liste non exhaustive...

      Alors oui, certes, je suis capable de lire les pensées des gens. Leurs pensées immédiates, mais aussi les pensées qu'ils renferment au plus profond de leur esprit, espérant ne jamais les voir dévoilées. Concrètement, personne n'a aucun secret pour moi. C'est parfois lassant. Je sais ce que tout le monde pense. Notamment ce qu'ils pensent de moi, ou bien leurs pensées les plus inavouables. Leurs fantasmes, leur numéro de compte bancaire - très pratique, je n'ai pas besoin de les mettre au lit pour découvrir ce que je veux découvrir - et tout ce qui va avec. Cela peut être assez flippant. Mais cela me permet d'anticiper énormément les dangers qui se présentent face à moi.

      Mais je peux aussi écrire des pensées dans la tête des gens en face de moi. Qu'est-ce que cela signifie? Tout simplement, que je peux entretenir une conversation mentale avec qui je veux. C'est parfait pour la discrétion. Mais cela signifie aussi que je peux manipuler vos pensées comme je le veux. Vous faire penser que quelque chose est bleu, alors qu'en réalité, cette même chose est rouge ou verte. Je pourrais, même, vous faire croire que vous êtes un lapin si j'en ai envie.

      Mais ce ne sont là que les bases de mon pouvoir. Je dispose également d'un bouclier psychique très puissant. Le genre de bouclier que je ne baisse jamais. Après tout, étant capable de voir dans l'esprit des gens, je ne veux pas qu'un autre télépathe puisse lire dans le mien. Ce que j'y cache est trop privé. Est trop important. Alors je l'ai très rapidement boosté. Pour me protéger, puis pour protéger les informations que j'avais puisées dans les différents esprits que j'ai croisés.

      Je suis également capable de créer des illusions. L'esprit est un univers à lui tout seul. Si vous saviez comme il est amusant de faire croire à un homme qui est entrain de s'envoyer en l'air avec vous alors que c'est loin d'être le cas, de le regarder s'ébattre dans le vent sur le lit, alors que vous êtes sagement sur un fauteuil à l'observer et à rire dans votre coin... Oui, c'est amusant. C'est même follement amusant.

      L'un des aspects que je préfère est cependant très différent. Puisqu'il s'agit de ma capacité à modifier les connexions nerveuses de votre cerveau. Une lobotomie, c'est tellement facile... Nul besoin d'aller à l'hôpital pour la créer. Je peux également modifier vos connexions nerveuses de façon à vous faire croire que vous avez Alzheimer ou Parkinson... Cet aspect de mon pouvoir m'a d'ailleurs sauvé la vie à plusieurs reprises. C'est d'ailleurs le premier qui s'est déclenché. Face à mon père. Mais c'est une autre histoire. Toutefois, qui dit destruction des connexions nerveuses dit aussi reconstruction. Aussi, bien que je n'ai jamais eu à m'en préoccuper, je pense être tout à fait capable de pouvoir recréer ce qui a été détruit. Ainsi, soigner un Alzheimer, ou autre. Plutôt pratique lorsqu'on y songe... N'est-ce pas?



    ~ Maîtrise actuelle de vos pouvoirs : Je vous mentirais si je vous disais que je ne maîtrise pas mes pouvoirs, ou si je vous disais que je connais mes limites. Le fait est que je n'ai toujours pas découvert jusqu'où je pouvais aller. N'ai-je donc aucune limites? Si, j'en ai. Forcément. Je possède les limites que je m'impose. Comme de ne lobotimiser quelqu'un qu'en dernier recours. Le seul que j'ai complètement lobotomisé, par exemple, ce fut mon père. Mais il l'avait cherché, aussi. Et... A sept ans, on ne contrôle pas du tout ses pouvoirs...

    Mais les choses ont bien changé, depuis. Je n'ai jamais eu peur de mes pouvoirs. J'en ai toujours profité. Je les ai toujours forcé, pour obtenir aujourd'hui une maîtrise que je qualifierais de pratiquement parfaite. D'autant que je ne suis pas du genre à abandonner. J'aime mon pouvoir. Que dis-je... J'adore cette sensation de puissance qu'il me procure. Savoir qu'il me suffit de très peu pour passer complètement inaperçue. Pour faire oublier ma présence à quiconque. Savoir que je peux lire dans les esprits est très... Jouissif, presque. Je suis puissante, et j'aime ça. Et pour autant, je n'en profite pas plus que nécessaire. Je pourrais imposer ma façon de penser, de voir les choses à tout le monde. Mais je ne suis pas comme ça. Malgré tout ce que vous pouvez penser de moi, je ne suis pas une dictatrice. Avec moi, vous êtes libres de penser. La seule chose, c'est que je sais tout ce que vous pouvez penser. Vous n'avez aucun secret pour moi. Alors oui, je peux le dire, ma maîtrise de mon pouvoir est parfaite, ou presque. Et ses limites sont celles de l'imagination...


Dernière édition par Isis le Lun 19 Juil - 13:10, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: Roksana Andreïevna Kitaëv   Mar 4 Mai - 9:42

•••Dossier Médical•••
« Dis-moi qui tu es, je te dirai qui tu hais»


    ~ Psychologie : Je suis ce qu'on appelle une femme forte. Une femme de caractère. Je ne m'en laisse pas remonter. Je pense que mon enfance est pour beaucoup dans ce caractère de feu que je possède. Venant d'une enfant maltraitée et abusée par son père, l'on se serait plutôt attendu à un caractère faible, n'est-ce pas? Surtout lorsque vous savez que ce caractère est doué de télépathie. Mais non. J'ai toujours vécu la tête haute. Même lorsque nous avons dû nous exiler, avec ma mère, pour fuir mon père. La Russie, ce n'était plus pour nous. Mais jamais, je n'ai baissé la tête. Jamais, on ne m'a imposé une façon de penser. Jamais je ne me suis laissée abattre par ce que les autres pensaient de moi ou de ma mère. Jamais je ne me suis laissée atteindre par leur pitié ou autre. L'on dit de moi que je suis hautaine, voire même snobe. Enfin... On le pense. Car personne n'ose me le dire en face une fois qu'ils ont croisé l'or froid de mes yeux. Mais cette attitude, c'est une protection. Je ne laisse personne passer cette carapace, cette distance. Même si je peux sembler chaleureuse à certains, certaines, je n'en reste pas moins froide et distante, comme si j'ignorais tout de ce que les sentiments signifient. Et d'une certaine façon, c'est le cas. Que voulez-vous... Je suis née par accident. D'une mère qui ne voulait pas tomber enceinte d'un homme qu'elle ne connaissait pas, d'un homme qui haïssait cette femme qu'il avait mise enceinte et qui voulait juste s'amuser... Pour autant, ma mère, elle, ne m'a jamais maltraitée. Au contraire. De crois qu'elle a fini par m'aimer. Mais malgré tout, moi, je n'ai jamais appris à aimer quiconque. Même celles et ceux avec qui j'ai vécu une histoire, plus ou moins courte. Courte oui, car lorsque vous ne savez pas aimer, cela ne dure jamais longtemps. Surtout quand en face, il ou elle s'attache rapidement.

    Autant le dire, je suis très calculatrice. Si je noue des relations avec quelqu'un, quelques soient ces relations, c'est que ce quelqu'un a quelque chose à m'apporter. Mais néanmoins, je sais le dissimuler. Je sais donner l'impression que cette personne m'intéresse réellement, pour elle, et non pour ce qu'elle peut m'apporter. Non pas de l'argent, car ça, je n'ai pas besoin de quémander, mais plutôt niveau informations, niveau réseau social. Ne vous leurrez pas... Je ne m'intéresse à votre petite vie merdique que de façon superficielle. Ce qui rentre par une oreille ressort par l'autre. Je fais semblant d'écouter, puisque je peux récupérer les informations dans la tête de mon vis à vis s'il a des soupçons sur mon intérêt. Autant dire que cela m'a toujours conféré de grandes facilités à l'école. Il me suffisait de me brancher sur l'esprit du prof ou des plus travailleurs de la classe. Ce qui m'assurait toujours les meilleures notes. Mais je suis intelligente, même sans ça. Je m'arrangeais toujours pour glisser quelques erreurs dans mes devoirs, qu'on ne puisse m'accuser de tricherie. Quand je vous disais que j'étais calculatrice... Vous me croyez, maintenant?

    Mais il parait également que j'ai un charisme fou. Que je suis du genre à subjuguer les foules. Mon pouvoir en est-il la seule cause? Je ne pense pas. Déjà enfant j'étais comme ça. Je ne passe, généralement, pas inaperçue. Et pourtant.. C'est mal me connaître.. Etant capable de tromper tout le monde à l'aide de mon pouvoir, je peux aussi me rendre très discrète si je le souhaite.

    Une chose est sûre en tout cas, mieux vaut ne pas provoquer ma colère. Car mes colères sont dévastatrices. Et les rares fois où j'ai eu peur, j'ai rendu fou. Vous ne vous trompez pas. Je parle bien là de mon père. Qui est devenu fou alors que j'avais sept ans. Et aujourd'hui encore, je ne le regrette pas. J'en suis même fière. Au moins, j'ai débarrassé le monde d'un beau salop. Je crois qu'il doit être encore dans la clinique psychiatrique où il a été enfermé après avoir essayé d'abuser de moi. **sourire sadique** Vous pensez sans doute que je devrais avoir honte d'avoir fait enfermer mon père. Mais non. Comme je vous l'ai dit, déjà, les sentiments ne sont pas mon fort. Je suis froide intérieurement. Aussi glacée que l'air russe. Et pourtant, je peux être aussi ardente que de la lave en fusion. Mais physiquement uniquement. Mon coeur ne s'est jamais éveillé.

    C'est ce qui fait de moi quelqu'un d'aussi efficace dans mon travail. Ma capacité à ne rien ressentir. Ni pitié, ni remords. Les seuls capables de m'émouvoir à peu près, ce sont les orphelins. Ce sont les enfants qui ont subi des violences par leurs parents. Qui ne connaissent pas l'amour de leurs parents. Pour autant, je n'en montre rien. Je me refuse à exprimer quoi que ce soit.

    Il est, même, presque impossible de me prendre par surprise. Je vous rappelle que j'entends les pensées de tout le monde autour de moi. Il est donc impossible de me surprendre. De toute façon, j'ai toujours eu une sainte horreur des surprises. Quel est l'intérêt d'essayer de cacher quelque chose à quelqu'un qui peut tout savoir? Il n'y en a strictement aucun.

    D'après certains, je serais une redoutable politicienne, si je me décidais à sortir de l'ombre. Un jour, peut-être. Mais pas maintenant. J'aime cette place de l'ombre. Découvrir tout ce que cachent les ennemis de mes employeurs, pour qu'ils puissent s'en servir contre eux. Mais n'allez pas croire... Je suis une femme de convictions. Je ne me vends pas aux plus offrant. Si je travaille pour quelqu'un, c'est bel et bien que je me retrouve dans ses idées, dans ses opinions. Je ne pourrais pas travailler à leur encontre. Je crois que chacun doit faire ce qu'il pense juste en son coeur. Venant de quelqu'un comme moi, qui n'éprouve rien, un tel discours doit vous surprendre, n'est-ce pas? Et pourtant. Il s'agit bel et bien de mon discours. Le seul l'unique que vous entendrez jamais de moi. Il faut faire ce que l'on croit juste dans son coeur. Et c'est ce que j'ai toujours fait. Et ce que je ferai toujours.


    ~ Phobies / Manies & TOC : C'est un fait, personne ne voit, ou verra mes faiblesses. Mais je n'en suis pas moins une femme. Une femme solitaire. Froide, distante. Et cette froideur qui fait ma force, me détachant de beaucoup de choses fait aussi ma faiblesse. Car, même si je refuse de l'avouer, cette froideur me fait peur. Suis-je capable d'éprouver quelque chose? J'aimerais être certaine que oui. J'aimerais être certaine qu'un jour, mon coeur s'accélèrera sous un autre effet que celui de l'adrénaline. J'aimerais être certaine qu'un jour, je ne vivrai que pour l'amour d'une personne. Mais ce jour n'est pas arrivé, encore. Et je me vois et me sens incapable d'aimer. Je fais semblant. Heureusement, je suis bonne actrice, et l'on me croit, lorsque je dis aimer quelqu'un ou quelque chose...

    Quant à mes manies, à mes tics, à mes tocs? J'aime que tout soit bien rangé. A sa place. Je ne suis pas pour autant maniaque. Si la télécommande est décalée de 3mm vers la gauche ou vers la droite, je ne vais pas piquer une colère. Je ne suis pas comme ça. Mais je n'aime pas perdre les choses, et passer des heures à les chercher. Et... Je n'aime pas la poussière, non plus...


    ~ Morphologie : Je suis une grande brune d'1m75. Bien faite, à ce qu'on me dit. En même temps, sachant qu'une de mes couvertures est justement mon corps... Je veux dire... On me prend souvent pour une mannequin, une hôtesse, voire une call-girl. Mais je suis tellement plus que ça. Tellement mieux que ça. C'est un fait, je suis grande, brune, jolie. J'ai un corps bien fait. Un ventre plat, des petites fesses fermes et rondes, des jambes fines et élancées, finement musclées, des pieds fins. Ca, c'est pour la description de base.

    Si je rentre dans les détails, je commencerai par vous dire que tout chez moi est naturel. Jamais je ne me suis fait refaire les seins, le nez, fait faire une liposuccion. Pour tout vous dire, je suis contre ce genre de choses. On a été fait d'une certaine manière. Ce n'est pas pour tout modifier. Bon... Certes, si j'étais obèse, je ferais quelque chose pour ne plus l'être. Mais c'est très loin d'être le cas.

    Pour en revenir à ce qui je suis, je suis donc grande, belle, avec peu de défauts physiques. Néanmoins, si je me regarde en détails, je pourrai en trouver, des défauts physiques... Mes paupières, par exemple. Je trouve que j'ai une paupière mobile un peu trop apparente, ce qui peut conférer à mon regard un peu de lourdeur lorsque je suis fatiguée, mais qui lui donne une grande lascivité, un grand pouvoir de séduction lorsque je suis bien réveillée. Mes prunelles oscillent entre le doré et le noisette, avec une belle nuance ambrée. J'ai des lèvres pleines, sensuelles, qui en laissent plus d'un pantois. Un petit nez retroussé, une légère faussette au menton, des fossettes sur les joues lorsque j'arrive à sourire réellement. Mais c'est chose relativement rare. J'ai des seins fermes et qui tiennent bien en place, de façon naturelle, contrairement à la plupart des femmes de cette époque. Comme je le disais, je ne me suis jamais rien refaire.

    Mais n'allez pas croire que je sois bénie des dieux. Je ne dirais pas les choses comme ça. Je n'ai jamais eu une constitution qui prenait facilement du poids. J'étais même une brindille, à l'école. Mais j'ai aussi allié une alimentation équilibrée à beaucoup de sports. Tous types de sports, à commencer par les sports de combat. Je ne suis pas très, trop, sports collectifs. Même si mon pouvoir me confère un sérieux avantage dans tous les cas, sauf pour ce qui concerne la course à pieds. Là, je n'ai pas de soucis à me faire, je suis sur un plan d'égalité avec les autres. Mais dans mon travail, il est essentiel d'avoir une bonne condition physique. Alors je l'entretien, aussi bien que possible... Par exemple, je suis une grande adepte du tae-kwondo... A bon entendeur...


    ~ Habitude vestimentaire : Si je vous dis la tenue de la situation... Ca vous dis quelque chose? Non... Bien sûr. Alors laissez moi vous éclairer... J'aime les tenues plutôt... Sexy. C'est le moins que l'on puisse en dire. Les décolletés, les tenues moulantes, les pantalons en cuir n'ont aucun secret pour moi. Mais je sais aussi m'habiller classique et classe lorsque la situation l'exige. Les tailleurs, les tenues de soirée, cela pullule dans mes placards. Les chaussures à talon, également. J'adore ça. Bon... Pour faire simple, je suis fashion victime, et l'argent n'est pas, n'a jamais été un problème pour moi, contrairement à ma mère. Les vêtements, les chaussures... Toutes les couleurs de vêtements, à condition que ça aille bien à ma carnation. Je me maquille aussi, mais relativement discrètement. L'époque gothique m'est passée depuis longtemps...

    ~ Antécédents Médicaux : Je n'ai jamais été réellement malade. Bon... Certes, des petites maladies passagères, mais rien qui impose un séjour à l'hôpital, hormis le jour où mes pouvoirs se sont déclarés. C'est d'ailleurs ce passage à l'hôpital qui a permis de considérer que ce que j'avais fait à mon père était de la légitime défense...


Dernière édition par Isis le Sam 26 Juin - 2:58, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Roksana Andreïevna Kitaëv   Mar 4 Mai - 9:42

•••Autobiographie•••
« J'aime les histoires, raconte moi la tienne »


    Russie, dôme de Novossibirsk
    2248 - 11/2250
    Comme j'ai déjà pu vous le dire, mes parents sont Russes. C'est d'ailleurs là bas que je suis née. Les circonstances de leur rencontre sont assez... Spéciales, je dirais, et méritent, en ce sens, d'être racontées. On pourrait penser, quand on me voit, que mes deux parents étaient aristocrates, politiciens, ou autre. Mais non. Ce n'était pas le cas. Du moins, pour ce qui concerne ma mère. Car mon père était un riche commercial. Mais commençons par ma mère.

    Née dans le vieux quartier de Novossibirsk, celui qui se trouve le plus près de la périphérie du Dôme, un Dôme en très mauvais état, soit dit en passant, malmené par le climat plus que polaire de la Russie, pourtant le seul Dôme qui ait survécu, dans une ville dévastée par la pauvreté qui touche presque tout le monde, sauf une élite dorée qui a la chance de vivre en plein centre de la ville sous dôme, par une élite dorée qui dirige toute la ville à la façon des vieux dictateur, ville qui se vide de plus en plus au fur et à mesure que le Dôme peine à supporter la rigueur du temps, que les pannes se font de plus en plus fréquentes et les morts de plus en plus nombreuses. C'est là qu'est née Elena Vourdskaïa. Je vous ferai grâce de son patronyme. De toute façon, vous ne parviendriez pas à le prononcer, de toute façon. Déjà, si les américains que vous êtes parvenez à prononcer son nom de famille sans l'écorcher, je serai... Non pas satisfaite, mais... A peu près contente. Bref. Retenez son prénom. Cela vous suffira amplement pour la suite.

    Dire que ma mère n'a jamais pu faire beaucoup d'études est un oephémisme. Certes, elle a suivi le cursus obligatoire. Mais après? Son pouvoir lui accordait une façon de danser pratiquement hypnotique. C'est comme ça qu'elle a fini par arriver dans un club de strip tease. Oui, ma mère était strip teaseuse. Et alors? Ce n'est pas pour ça que je dois la dénigrer. Bien au contraire. Elle s'est battue pour survivre. Pour se sortir de là. Ce boulot qu'elle a commencé à 16 ans, c'était pour pouvoir se payer des études. Sortir de la rue. Sortir du trou. Quitter la Russie, où même les errants ne pouvaient pas survivre. Vous la méprisez toujours autant, ma mère? Je ne pense pas. Et si vous l'aviez vue, vous auriez été comme tous les autres. Hypnotisés.

    C'est ce qui est arrivé à mon père. Riche homme d'affaire, vivant en plein coeur de Novossibirsk, il a assisté à la soirée d'enterrement de vie de garçon d'un de ses amis et collègues, dans le club où travaillait ma mère un soir où elle se trouvait sur scène et non pas juste dans la salle. Dès qu'il l'a vue arriver sur scène, il a voulu la faire sienne. Et son pouvoir de suggestion était tel que, de toute façon, quand bien même elle l'aurait voulu, elle n'aurait pas pu lui échapper. Pas ce soir là, en tout cas.

    Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était qu'elle tomberait enceinte ce soir-là. Et que, trois mois plus tard, obligée d'arrêter son travail à cause de sa grossesse, elle lui demanderait des comptes. Et que pour ne pas déshonorer sa famille à lui, elle n'en avait plus depuis longtemps, il serait obligé de l'épouser. Et de reconnaître l'enfant qui allait naître. Car dasn une Russie restée orthodoxe malgré l'évolution des moeurs, l'avortement était tabou. Malgré un contrôle des naissances pratiqué, l'avortement des deux premiers enfants était interdit. Les raisons financières n'étaient pas suffisantes pour autoriser un avortement.

    Autant dire que mon père ne voulait pas de cet enfant. Moi, en l'occurrence. Autant dire que, si le temps de la grossesse il allait foutre la paix à ma mère, il en serait différent après ma naissance. Ma mère a connu l'amour de ses parents dans son enfance. Jusqu'à ce qu'ils meurent à cause de pneumonies qui, du fait de leurs maigres ressources n'ont jamais pu être soignées correctement. Mais, heureusement pour ma mère, il y avait Leva. Le temps de la grossesse, elle a remplacé la mère qu'Elena avait perdu des années plus tôt. Mais elle aussi, a fini par mourir, emportée par une bête pneumonie. La pneumonie... La maladie di siècle en Russie. Car ma mère avait eu beau répéter à Andreï, son mari, qu'il fallait quitter la Russie, aller en Europe, ou mieux, aux Etats-Unis, il était hors de question pour cet homme de quitter cet endroit où il avait fait fortune. J'avais deux mois quand ma chère grand-mère est morte. Je ne l'ai pas connue. Et je le regrette. Mais je sais qu'elle était une femme forte et aimante, malgré tout. Et que si elle reprochait à son fils la façon dont il avait engrossé une jeune femme qu'il ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam, elle remerciait le ciel tous les jours pour avoir une belle-fille aussi attentive à sa santé, même si cela n'a pas suffi à la maintenir en vie plus longtemps. Il faut dire aussi que, même lorsqu'on a de l'argent, une pneumonie quand on a déjà les poumons fragiles, ça ne pardonne pas.


    Russie, dôme de Novossibirsk
    2251 - 08/2257
    On aurait pu s'attendre à ce que ma naissance soit un événement inoubliable dans la famille. Mais je crois que la seule personne qui s'en soit réellement réjouie n'est plus de ce monde depuis longtemps... Ma grand-mère paternelle... Leva... Vous ne suivez pas, ou quoi? Bref. Je repose la situation. Je suis issue d'un accident de parcours. Mon père voulait s'envoyer en l'air avec une strip teaseuse. Malheureusement, elle est tombée enceinte. Trois mois plus tard, elle vient lui réclamer des comptes. Car dans cette Russie orthodoxe, dans le quartier où elle vivait jusque là, ça ne se fait pas d'élever un enfant seule. Surtout lorsqu'on a jamais été mariée ni fiancée. C'est synonyme de honte, de désaveux, d'opprobre. D'autant qu'il était trop tard pour avorter. C'est Leva qui a fait pression sur mon père pour qu'il assume ses responsabilités. Je gage qu'elle se serait retournée dans sa tombe - si elle n'avait pas été incinérée - à cause de la façon dont il nous a traitées, ma mère et moi après sa mort.

    Car Andrei Vassili Vitaëv était un homme violent. Ce n'était pas un homme aimant. Il avait été élevé dans la plus pure tradition russe. Par un père autoritaire qui ne montrait ni son amour ni sa fierté. Et, même si sa mère l'aimait et lui apportait l'amour dont il avait besoin, il faut croire qu'il a choisi ce qu'il voulait garder de l'amour de ses parents. Et c'est ce qu'il a transmis à sa femme et à sa fille. Dureté. Violence... Dès la mort de ma grand-mère, il n'a pas hésité à frapper et violer ma mère. Je le sais car elle a fini par me le dire après que nous ayons quitté la Russie. Oui, mon père violait sa propre femme. Ou plutôt, il utilisait son pouvoir de persuasion pour qu'elle ne résiste pas et s'offre à lui. Mais cela revient au même, n'est-ce pas? Elle ne le voulait pas. La seule chose, c'est qu'il n'y avait pas de traces de violence. Et il s'arrangeait pour que les coups aient l'air de maladresses de la part d'Elena. Qu'on soit bien clair, je n'ai jamais appelé mes parents "Papa", ou "Maman", ou "Père", ou "Mère". Mon père, c'était "Le Chef", ma mère, c'était "Elena". C'est toujours Elena, d'ailleurs. Et c'est le légume ou l'enflure quand je parle de lui aujourd'hui.

    Très tôt, il a commencé à me caresser. C'était lui qui me donnait mon bain, qui me mettait au lit, qui me berçait. Les tâches les plus ingrates, changer mes couches, me nourrir, c'était ma mère qui s'en occupait. Quand j'étais bébé, elle n'avait droit qu'aux inconvénients d'avoir un enfant. En punition de m'avoir eu, il faut croire...

    J'ai très vite été consciente de la haine qui régnait dans cette maison. Ma mère me regardait à peine, même lorsque j'ai appris à marcher, et à parler. Quand je faisais mes dents, que je pleurais parce que j'avais mal, Andreï se levait pour venir dans ma chambre. Je l'ai vu dans ses souvenirs, plus tard. Il se retenait de me frapper pour me faire taire. Ce qui le retenait, c'était d'imaginer ce que je deviendrais plus tard. S'il me frappait trop fort, je risquais d'être un légume, avec la bave qui sortait du coin de mes lèvres. Et s'il me laissait intacte... Alors il frappait dans les murs. Me faisant hoqueter de peur et en oublier, l'espace d'un instant, la douleur de la dent déchirant la gencive pour pointer à l'air libre.

    Alors, très rapidement, j'ai appris à me débrouiller par moi-même. Enfin... Autant qu'une gamine de 2/3 ans peut le faire... J'ai appris à fouiller dans les placards pour trouver des gâteaux, à ouvrir le frigo pour attraper une bouteille de lait... Mais mon père, tout aussi rapidement a bien compris comment je fonctionnais, et le frigo s'est retrouvé verrouillé avec un cadenas. Un peu extrême, n'est-ce pas? Mais... Pour lui, on ne mange pas en dehors des repas. Sauf si on est une petite fille sage... Alors j'avais droit à un bain. Avec ce qu'il appelait des gestes de tendresse. Avec des petits mots doux. Ces petits surnoms que j'ai appris à détester, car la douleur y était associée. Mais je n'en laissais rien voir. Je souriais, comme il se devait. J'avais remarqué, au jardin d'enfant comme les enfants souriaient à leurs parents. Alors je faisais pareil, même lorsque j'avais envie de pleurer. Je ne comprenais pas, quand j'étais toute petite en quoi c'était mal, ce que faisait mon père. Mais je voyais qu'il n'était pas comme les autres pères. Je voyais que je n'étais pas comme les autres enfants. Et j'entendais Elena pleurer, souvent. Menacer de partir, de m'emmener avec elle, même si elle n'avait pas voulu de moi au départ. Et l'enflure qui lui répondait qu'elle était libre de partir, de retourner dans le caniveau, mais sans moi... Alors elle restait. Pour ne pas me laisser seule avec ce monstre, même si elle ne pouvait rien faire pour me défendre....


    Russie, dôme de Novossibirsk
    17/09/2257
    Mais les bains, les câlins ne lui suffisaient plus. Il voulait plus. Il s'occupait de m'aider à mes devoirs, me mettant sur ses genoux, la main sur ma cuisse, la main dans mes cheveux, et je ne supportais pas ça. Pourtant, je ne bougeais pas. Parce qu'une fois, j'avais essayé de lui échapper. Et il avait utilisé son pouvoir. Sur moi, contre moi. Son pouvoir de persuasion. Et dès qu'il me sentait me raidir, il l'utilisait à nouveau. Je ne pouvais pas lui échapper. J'étais en son pouvoir, complètement. Pauvre petite fille de sept ans à peine, sans pouvoirs. Petite brindille de 15 kilogrammes, face à une montagne de 85 kilogrammes, que pouvais-je faire? Il n'hésitait plus à me gifler, à me donner des coups de ceinture si je ne faisais pas ce qu'il voulait. Mais jamais je ne lui ai montré mes larmes. Trop simple. Trop facile... J'avais depuis longtemps qu'il aimait voir la souffrance se peindre sur le visage d'Elena. Qu'il aimait qu'elle réclame sa pitié. Ce n'était qu'alors qu'il arrêtait, pour utiliser son pouvoir et lui faire "l'amour". Parfois même devant moi. J'avais horreur de ça. Je ne comprenais pas comment on pouvait prendre plaisir à un acte aussi barbare, pour tout vous avouer.

    Et puis un soir, il a voulu que ce soit mon tour. Je venais d'avoir sept ans. J'étais son "petit renard". Sa petite "Roksy chérie", sa "petite fleur" qu'il aimait plus que tout. Sa "petite princesse" et il voulait me montrer à quel point il m'aimait. Personnellement, je n'appelle pas ça de l'amour lorsque vous utilisez votre pouvoir sur une enfant pour la faire se déshabiller et s'allonger. Alors que l'enfant en question n'en a clairement pas envie. Surtout lorsque vous vous allongez ensuite à ses côtés, dans la même tenue qu'elle. Et puis je l'ai senti sur moi, qui continuait avec ses mots doux qui me donnaient envie de vomir. Avec sa main appuyée sur mon corps. Et d'un coup, je ne l'ai plus supporté. Je l'avais vu faire avec ma mère quelques instants auparavant. Et je ne voulais pas. Je ne pouvais pas. J'avais envie de vomir. Et cela a suffi.

    J'ai posé mes petites mains sur les joues du monstre, qui a souri. Et cette vision m'a encore plus insupportée que tout le reste. Je n'ai pas compris tout de suite ce qu'il se passait. Mais j'ai eu très chaud dans mon coeur. J'ai vu des images se succéder, alors que je le voyais, lui, passer de la joie à l'incrédulité. A la souffrance. A la peur. Avant qu'il ne se mette à hurler et ne se recule, brusquement et ne se plaque contre le mur. Mais c'était trop tard. Le contact était établi. Je n'avais plus besoin de le toucher. Bientôt, il s'est retrouvé bavant et gémissant dans ma chambre. Elena est entrée prestement pour le trouver dans cet état, moi sur mon lit, tremblant comme une feuille. Elle a appelé une ambulance et il a fini dans un asile psychiatrique. Quant à ma mère et moi, nous étions libres. Les marques sur mon corps ont suffi aux médecins pour déclarer que mes pouvoirs s'étaient déclenchés sous le coup d'une émotion intense. Que c'était de la légitime défense. Nous avons en toute logique hérité de la fortune de ce monstre qui n'était plus capable de rien. Qui ne serait jamais plus capable de rien. Toutes ses connexions nerveuses avaient grillé. D'une manière irréparable. Un procès a tout de même eu lieu, avant que nous puissions quitter la Russie. Mais nous n'avons pas eu de problèmes, en fin de compte. Légitime défense... Nous étions libres de partir où bon nous semblait. Ce que nous avons fait.


    Etats-Unis d'Amérique, dôme de New York
    01/2258 - 2260
    Comment raconter la vie dans un nouveau pays. Un pays tel que les Etats-Unis. Un dôme tel que celui de New York. Le tout premier réalisé... Elena et moi nous avons fui la Russie, bien qu'il nous ait été affirmé que jamais plus Alexeï ne pourrait dire ou faire quoi que ce soit. Que son corps n'était plus qu'une enveloppe vide. Mais j'avais peur. Et Elena aussi. Terrifiée qu'elle l'était, par lui, par moi, même, elle aurait pu me laisser derrière elle. Mais non. Elle a décidé de m'emmener. Parce qu'elle se sentait responsable, si c'était arrivé. Parce que si elle avait avorté quand il en était temps, jamais elle n'aurait mis au monde un monstre qui pouvait ainsi détruire ce qui faisait une personne. Elle avait peur de moi, et je le savais. Mais ce n'était pas grave. De toute façon, je ne ressentais rien pour elle, et c'était bien ce qui me faisait peur. A sept ans, je considérais ma mère comme ma génitrice, comme celle qui me nourrissait. Et c'était tout. Je n'avais pas pour elle le moindre geste de reconnaissance filiale. Elle avait raison, j'étais un monstre. Ses pensées s'insinuaient dans les miennes. Je me voyais telle qu'elle-même me voyait. Très rapidement, malgré l'argent d'Alexei dont nous disposions, nous avons atterri dans un pauvre quartier du vieux York, en tout point semblable à celui dont elle était issue. Nous y côtoyions la misère humaine. La puanteur. Mais c'était là qu'elle se sentait à l'abri. Ici, elle se disait que si par malheur il venait à sortir de l'état de légume dans lequel sa propre fille l'avait plongé, il ne viendrait pas nous rechercher. Elle a repris son travail de strip-teaseuse. Le seul travail qu'elle savait faire. Une danseuse russe, surtout avec le corps qu'elle avait, n'avait pas besoin de parler la langue pour trouver du travail. Il lui suffisait d'être belle et de se taire. Car elle n'était jamais allée à l'école. Et n'avait donc jamais appris la langue internationale. Mais au moins, elle ramenait de l'argent à la maison pour nous nourrir. Au moins ça... Car elle ne voulait pas toucher à l'argent de mon père. Il serait pour moi, le cas échéant, à moins qu'elle ne donne tout avant à n'importe qui...

    Et moi dans tout ça? Moi, petite brindille parachutée dans un nouveau monde, je devais apprendre à me mêler aux autres. Je parlais un peu l'anglais, mais avec un accent russe à couper au couteau. Accent que je n'ai jamais perdu d'ailleurs. Même télépathiquement, je m'exprime toujours avec mon accent russe. Même s'il s'est quelque peu atténué. Les premiers temps ont été particulièrement difficiles, pour moi. J'avais honte. Honte de l'appartement miteux dans lequel je vivais. Honte de cette porte qui ne fermait pas à clé. Honte de devoir aller sur le pallier pour aller aux toilettes ou pour me doucher. J'avais peur qu'un homme ne surgisse et ne me saute dessus comme le faisait mon père. Je sursautais au moindre bruit. Alors, très rapidement, j'ai appris à utiliser mes sens. Ma télépathie, surtout. Pour me prévenir de tout danger potentiel. Et j'ai découvert que, contrairement à moi, la plupart des gens se foutaient de cette merde ambulante dans laquelle ils vivaient. Pire même, ils s'y complaisaient. J'ai appris aussi qu'ils ne venaient que très peu dans les douches collectives. Et que j'y étais donc tranquille. Je n'étais pas la seule à détester ça, mais pour rien au monde, à l'époque, je ne me serais approchée de quelqu'un d'autre qui pensait comme moi. Surtout quand il n'était pas du même sexe que moi.

    Souvent, ma mère ramenait à l'appartement un homme. Différent chaque soir. J'ai bientôt compris qu'elle n'était pas que strip teaseuse, car elle se faisait payer pour les nuits que ces hommes passaient chez nous. Le monstre l'avait avilie à ce point qu'elle n'avait plus aucun amour-propre. Alors je n'ai plus hésité. J'ai fouillé dans son esprit. Et là, j'ai découvert que l'argent qu'elle disait avoir conservé pour moi, elle l'avait perdu. Une grande partie pour payer le voyage, l'autre pour se payer des doses. Elle avait été complètement détruite par cet homme qui l'avait mise enceinte. Mais voilà longtemps qu'elle s'était assurée qu'elle n'aurait plus jamais d'enfants. Je l'ai lu dans son esprit. Juste après ma naissance, elle s'est fait ligaturer les trompes, pour ne plus avoir d'enfants. Elle était devenue stérile. Et elle regrettait, souvent, de ne pas l'avoir fait avant de tomber enceinte.

    D'indifférence, je suis passée au mépris pour ma mère. Je passais plus de temps à l'école, à la bibliothèque, juste pour ne pas la voir. Et quand nous étions toutes les deux à l'appartement, je m'enfermais dans ma chambre, ou l'illusionnais pour qu'elle ne me voit pas. Nous étions devenues deux étrangères. Mais je m'en foutais. Tant que ses clients ne me touchaient pas ou ne la violentaient pas. C'était tout ce que je vérifiais. C'était tout de même ma génitrice...


    Etats-Unis d'Amérique, dôme de New York
    2260 - 2265
    Comment m'en vouloir de ne jamais m'être fait d'amis à l'école? Comment m'en vouloir de tricher à l'école? Personne ne le savait, bien sûr. Personne ne savait ce qu'était ma vie. Pas même ce garçon que j'avais croisé, une fois. Pas même cette petite fille qui me regardait avec ses yeux innocents et pleins d'empathie. Cette petite fille, je lui aurais volontiers collé mon poing dans la figure. Ce qui m'en empêchait? Simplement le fait que je faisais du sport, maintenant. Un jour, j'avais dérobé une carte de crédit dans le portefeuille d'un professeur, et, après avoir puisé l'information que je cherchais dans sa tête, j'étais allée retirer des sous pour lui - enfin... pour moi - à un distributeur automatique. Et, après avoir remis la carte en place, je m'étais inscrite dans un cours d'arts martiaux. Du tae-kwondo. Voilà dans quoi je m'étais lancée. Il m'était resté suffisamment d'argent pour m'acheter la tenue. Lui, n'y avait vu que du feu, bien sûr. J'étais déjà douée à l'époque pour me cacher et faire comme si de rien n'était. En même temps, on ne me remarquait pas beaucoup, à l'école. J'avais le don de me faire discrète. Mais mon professeur de tae-kwondo, lui, a très rapidement découvert que j'avais dû tricher pour m'inscrire. Alors on avait passé un marché, lui et moi. Il ne disait rien, il m'offrait mes cours, mes tenues lorsque je grandissais, si je lui promettais d'être la meilleure dans son cours et d'être irréprochable en dehors. De ne jamais me battre, car il le saurait - il était doué de cognition. Alors forcément, j'ai dit oui.

    Et là, j'ai pris du plaisir. Il était gentil. Au départ, j'avais eu peur qu'il ne me demande autre chose. De faire comme maman, par exemple. Mais fort heureusement, non. Il ne m'a jamais rien demandé à ce sujet. Je me suis encore endurcie, mentalement. Plus rien ne m'atteignait. Au fur et à mesure que j'éduquais mon corps, je me rendais compte que mon esprit se renforçait. Il m'a appris la méditation, la relaxation, à contrôler mon pouvoir. Nous ne faisions pas que du combat dans son cours.

    Il m'a appris à relativiser à ne pas (trop) reprocher à ma mère l'univers dans lequel nous vivions. Petit à petit, j'ai appris à écrire des pensées dans son esprit. Il connaissait la nature de mon pouvoir, et m'aidait à le renforcer. J'ai plus appris auprès de lui que pensant trois ans avant. Pendant cinq ans, j'ai eu l'impression d'être quelqu'un de normal. Mais jamais je ne l'ai laissé pénétré ma carapace. Je ne laissais accessible que ce que je voulais bien laisser accessible. J'étais un véritable mur que rien ne semblait capable d'ébranler. Je ne pleurais pas. Je ne riais pas, ou alors, je faisais semblant. Je souriais peu. Sauf lorsque j'étais en plein combat. Là, je me sentais bien, et libre. Comme promis, je suis rapidement devenue sa meilleure élève et j'ai commencé à faire des tournois. Ma mère n'a pas assisté à un seul. Je lui en voulais. Dieu que je lui en voulais... Elle continuait à s'enfoncer, elle, de son côté. J'avais cessé d'essayer de la ramener vers sa pauvre vie. Elle supportait mieux quand elle était stone. Lorsqu'elle ne l'était pas, elle passait son temps à geindre et à pleurer. Voire même à essayer de se suicider. Que lorsqu'elle était stone, parfois, elle riait. Parfois, elle s'occupait de moi. Chose qui m'insupportait. Mais je la laissais faire, ça lui faisait plaisir. J'ai très rapidement appris à simuler tout plaisir, car autour de moi, les gens s'inquiétaient de voir une adolescente aussi distante de tout, aussi froide.

    C'est à cette période que j'ai commencé à devenir hautaine. A devenir snobe et distante. Malgré le milieu dans lequel je vivais. Il m'est même arrivé, à plusieurs reprises d'aller dans les beaux quartiers de New York. Comme si j'y vivais. Je me comportais en conquérante. Je marchais dans les rues comme si cette ville m'appartenait. Me promettant que, quand je serais adulte, ce serait le cas. Que je sortirai de ce trou minable dasn lequel j'avais échoué à mon arrivée ici.


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MessageSujet: Re: Roksana Andreïevna Kitaëv   Mar 4 Mai - 9:42

•••Autobiographie•••
« J'aime les histoires, raconte moi la tienne »


    Etats-Unis d'Amérique, dôme de New York
    2265 - 2267
    La vie n'a jamais été très tendre avec moi. Pour ne pas dire qu'elle a toujours été une chienne. A 15 ans, j'étais toujours aussi solitaire. Pas vraiment attirée par les garçons, et à peu près autant par les filles. Je mets ça sur ce que j'ai vécu avec mon père. Les choses ont un peu changé, aujourd'hui. Jusqu'à ce que je la rencontre. Je devrais dire les, plutôt. Car ils étaient deux. Un jeune couple d'une vingtaine d'années. Un homme et une femme. C'est surtout elle, qui m'a plu. Pratiquement tout de suite. Il s'est installé quelque chose entre elle et moi. Un lien, une compréhension. J'étais mineure, encore, mais je n'en paraissais pas moins le même âge qu'eux. C'est ce qui nous a plus ou moins rapprochés. Et, surtout, ils étaient de Manhattan. Et moi, je voulais quitter mon ghetto pourri. Alors quand ils m'ont proposé une petite sortie à trois, et plus si affinité, j'ai accepté. Ils ne pouvaient pas savoir qu'ils se retrouveraient allégés de quelques milliers de dollars sans plus savoir comment. Et moi, j'ai découvert certains petits plaisirs, ce soir là. J'ai découvert qu'être avec une femme était très plaisant. Et qu'il n'y avait pas besoin d'amour pour s'amuser. J'ai découvert que tous les hommes n'étaient pas mon géniteur. Mais je ne pouvais toujours pas accepter la façon dont ma mère vivait. Les plaisirs de la chair d'accord. Mais pas avec n'importe qui. Mais pas s'avilir avec le premier gros porc venu. Ce jeune couple, je l'ai revu à plusieurs reprises. J'en ai profité à chaque fois. Jusqu'à ce que je me lasse. Jusqu'à ce que je découvre que je pouvais leur faire croire que je participais aux jeux sans pour autant y prendre part. Ainsi, assise dans un fauteuil, je les regardais s'ébattre dans le vide à l'endroit où j'étais supposée me trouver. C'était immonde, je l'avoue. Mais... Cela montrait bien la bassesse humaine.

    Dire que je méprise ma race? Oui, on peut le dire. Vous ne vous trompez pas. Je n'ai pratiquement que mépris pour tout ce qui est humain. Les errants ne valent guère mieux. Quant à mes opinions politiques, elles se sont formées très tôt. Avant d'aller voir si l'herbe était plus verte dans le pré d'à côté, il fallait d'abord vérifier chez soi. En ce sens, j'étais contre tout le battage médiatique qu'on faisait autour de la sortie de cette Elea Jane Powell. Et ne pas avoir de ses nouvelles m'allait très bien. Et si elle était morte? C'était tant mieux pour elle. Et si elle revenait? Qu'elle soit estropiée à vie, qu'elle soit malade et sur le point de crever. Avant d'aller coloniser la zone extérieure, il fallait déjà veiller à assurer aux habitants des dômes sécurité et salubrité. Et c'était loin d'être le cas. Il suffisait de voir l'état de certains immeubles à proximité du dôme... Ils menaçaient de tomber en ruine. Toute la puanteur de la ville s'y déversait. Des rats, parfois plus gros que des chiens croisaient noter chemin. Et les maladies que l'on croyait annihilées, et les poux... Tout ça pullulait.

    J'en suis sortie à temps, grâce à ce couple. Je ne me suis pas exposée trop ostensiblement. Mais je me suis fait émanciper. J'ai versé une petite pension à ma mère, la forçant à changer de quartier. Qu'à défaut de quitter le vieux York, elle quitte au moins cette puanteur maladive. Qu'elle cesse de vendre son corps qui commençait, de toute façon, à souffrir de son travail. N'allez pas croire... Ce n'est pas par amour que j'ai fait ça. Ce n'est pas par devoir filial. Mais c'est par pitié. Et pourtant... J'exècre la pitié... Mais à 17 ans, on se force parfois. Par obligation. Parce qu'on ne peut laisser dans le caniveau celle qui vous a mise au monde. Parce qu'on ne peut laisser dans le caniveau celle qui vous a fait partir de votre enfer personnel, même si c'était plus pour dédouaner son âme qu'autre chose...


    Etats-Unis d'Amérique, dôme de New York
    2268 - 2272
    Ah... La fac... Le bon vieux temps... Le bon vieux temps où j'étudiais les sciences politiques. Je voulais changer le monde. Je voulais remettre de l'ordre dans tout ce foutoir. Je voulais nettoyer les rues. Mais... Si je réussissais avec brio mes études, ce n'est pas pour autant que je pouvais percer. J'avais un beau corps. J'avais un beau visage. En bref, on voyait plus en moi la jolie fille que la jeune femme intelligente que j'étais. Lorsque je demandais des stages de fin d'année dans des bureaux politiques, au sein des ministères, ou de la mairie de New York, on voyait plus en moi l'hôtesse d'accueil, voire l'hôtesse tout court que la jeune femme capable que j'étais. Et ça m'insupportait. Je prenais toujours mes cours de tae-kwondo. J'aurais pu, je le sais, me tourner vers les Black Warrior. Avec mon pouvoir, avec ma capacité de résistance, ils auraient été plus que ravis de m'avoir. Je m'étais d'ailleurs faite une ou deux fois aborder par l'un d'entre eux. Mais c'était hors de question.

    Alors, en parallèle de mes études, j'ai cherché un petit boulot. Qui m'allait, physiquement parlant, comme un gant. Je suis devenue mannequin. Mais je n'ai jamais aimé ça. J'avais l'impression de me prostituer. Cela me renvoyait aux instincts les plus bas de l'Homme. Je vendais mon image. Je vendais du plaisir. Cela me révoltait plus encore que ce que j'avais vécu dans mon enfance. Ma carapace intérieure s'était encore grossie. L'avantage, le seul, dans ce métier, c'était que je rencontrais des gens influents. Et, bientôt, j'ai pu sortir de ce milieu. Par accident, étonnamment... J'ai entendu les pensées d'un kamikaze. Et j'ai sauvé la vie d'un important politicien qui, curieusement, était plutôt en accord avec mes idées. Et c'est là que ma vie a vraiment changé. C'est là que s'est amorcé le reste de ma vie, et ce que je suis aujourd'hui. C'est là que j'ai compris que j'avais un rôle à jouer. Car quand il a compris pourquoi je m'étais jetée sur lui, car quand il a compris que j'avais senti venir le danger, il a voulu mettre mes dons, mes capacités à profit.

    Et ça me rapprochait de mon but: la politique. J'allais pouvoir mettre à profit mes années d'études en me sentant utile. Pour déjouer les pièges politiques qui se dressaient contre les politiciens que je "défendrais" - façon de parler. Car une espionne ne défend pas réellement les gens pour qui elle travaille. Je me contentais d'utiliser toutes les facettes de mon pouvoir. De mes charmes, aussi. De ce que j'avais appris avec mon professeur d'arts martiaux. Et surtout, je détenais le pouvoir. Le véritable pouvoir. Le pouvoir de l'ombre. Car je pouvais très bien mentir dans les informations que je livrais. Pour faire ce qui m'arrangeait...


    Etats-Unis d'Amérique, dôme de New York
    2272 - 2278
    Oui, je faisais un peu ce qui m'arrangeait. Surtout, je vendais mes informations au plus offrant, façon de parler. A celui dont les idées étaient les plus semblables aux miennes. Celui que j'estimais devoir aider. Ce n'était pas ce que je voulais faire de ma vie. Mais c'était ce qui s'en rapprochait le plus. Je côtoyais le monde politique et les puissants de ce monde. Après avoir connu l'aisance, les coups, la misère, je touchais du doigts le confort. Confort que j'estimais avoir amplement mérité pour toutes ces années de labeur. J'étais, moi, Roksana Kitaëv - j'avais abandonné depuis longtemps mon patronyme - la femme de l'avenir. J'étais contre les errants, contre les génosiens. Je voulais m'occuper d'abord de ceux qui habitaient dans le dôme. Par tous les moyens possibles. Je voulais remettre les choses à leur place. J'étais une femme forte qui n'avait peur de rien. Du moins, de rien qui a un nom. J'étais prête à tout pour y parvenir. Quitte, un jour, à apparaître en plein jour. A cesser de me cacher. A dire qui j'étais et d'où je venais et à entrer enfin officiellement sur la place politique. Et je savais que j'y parviendrai. Parce que j'avais la volonté de réussir. Et parce que je n'avais plus aucune pitié. Je n'avais pas pris de nouvelles d'Elena depuis longtemps maintenant. J'étais fière, belle, rebelle, indépendante, droite. Je n'avais pas de coeur. Personne pour me retenir en arrière. Personne pour me freiner. Personne pour me dire d'arrêter...


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MessageSujet: Re: Roksana Andreïevna Kitaëv   Mar 4 Mai - 9:43

•••Exemple de rp•••
« Ecris-moi une petite bafouille, encore »


    - Tu m'ennuies... soupirai-je à l'homme qui me faisait face.

    Enfin... Si l'on pouvait dire qu'il me faisait face... Nu comme un vers, il s'ébattait dans le lit comme si j'étais avec lui. Mais ce n'était bien sûr qu'une illusion dans laquelle je l'avais enfermé. Pendant ce temps, assise dans le fauteuil, en corset et porte-jartelles, j'attendais qu'il ait terminé pour partir. J'avais depuis longtemps récupéré les informations que je cherchais dans son crâne. Mais si j'avais appris une chose de mes années de pratique, c'était qu'il valait mieux attendre qu'ils ou elles aient atteint l'orgasme pour partir. Sinon, ils se retrouvaient frustrés et cherchaient la petite bête. Enfin... Ce n'était qu'une question de patience. Je pouvais voir qu'il était bien mûr. Moins d'une minute encore, et ce serait bon. Voilà... Nous y étions. Enfin...

    - Tu as été... Parfaite... chuchota-t-il un peu plus tard, alors que je m'étais réinstallée dans le lit, après une douche, draps préalablement changés.

    Nous avions beau être à l'hôtel, je ne pouvais tout de même pas me coucher dans des draps sales et tâchés... Je n'étais pas folle... J'avais, bien sûr, remis ma lingerie après la douche que j'avais insisté pour prendre seule, des fois qu'il aurait eu des velléités de recommencer. Et vu le gros porc qu'il était, je n'en avais nulle envie.

    - Qui es-tu, déesse?
    - Moi? Je suis Roksana. Mais... Crois-moi... Tu vas vite l'oublier... répondis-je en tournant la tête vers lui.

    Oui, il allait oublier. Il allait oublier tout ce qu'il avait fait, dit ou cru faire ce soir. Ma télépathie est puissante. Elle l'a toujours été. Et c'est mieux comme ça. C'est ce qui assure ma survie en ce monde. Ma capacité à manipuler complètement les esprits. De A à Z. Sans avoir besoin de me concentrer réellement, je réarrangeais ses connexions nerveuses pour lui faire oublier toute la soirée, lui inventant de nouveaux souvenirs. Ceux d'une dispute avec sa femme, de chagrin, et d'une bonne cuite dans un bar. Le lendemain au réveil, il irait acheter un énorme bouquet à son épouse, lui demandant pardon d'avoir dormi à l'hôtel et trop bu, sans revenir sur la dispute. Dispute qui, en réalité n'avait pas eu lieu, bien sûr...

    Si je n'avais pas de coeur, je couvrais néanmoins mes arrières. Je m'étais renseignée avant sur cet homme. Je savais qui il était. Je savais qu'il avait déjà trompé sa femme. Parce que celle-ci n'avait jamais pu avoir d'enfant. Qu'il avait quatre ou cinq maîtresses et au moins autant de batards. Mais qu'il l'aimait. Et qu'elle lui reprochait d'aller voir ailleurs pour obtenir ce qu'elle ne pouvait lui offrir. Mais qu'elle ne pouvait l'en empêcher, même si cela prêtait à des disputes mémorables assez souvent. Et qu'à chaque fois, il terminait au bar et dormait à l'hôtel. Je n'avais fait que donner une nouvelle addition à la note déjà salée. Mais au moins, pour une fois, il reviendrait avec des fleurs. Chose qu'elle attendait toujours. Car jusque là, il ne lui en avait jamais offert. Mais concrètement, je n'en avais rien à faire. Je m'arrangeais juste pour que ce soit crédible.

    Lorsque j'eus réarrangé tout ce que je voulais comme je le voulais, je repris mes vêtements, mes affaires et effaçait toute trace de mon passage dans cette chambre d'hôtel, et même dans cet hôtel. Personne ne se souviendrait avoir vu cet homme autrement que seul. Personne ne se souviendrait du passage d'une belle femme brune, grande et mince - et vraiment canon, comme je l'avais lu dans la tête du groom de l'hôtel.

    Qui je suis? Je suis Roksana Andreïevna Kitaëv. Mieux connue sous le nom de Roksana Kitaëv. Je suis née russe, j'ai grandi américaine. Je suis belle, intelligente et rusée. Et je ne m'en laisse pas remonter. Je suis Roksana Kitaëv et je ne ressens rien. Je suis Roksana Kitaëv, et les sentiments me sont étrangers. Par nature et par ma fonction. Je suis... Mais si je vous le dis... Je devrai vous tuer...

    Je sortis dans la nuit artificielle du dôme de New York et me fondis dans les ombres comme je savais si bien le faire, retournant chez moi.


Dernière édition par Isis le Lun 19 Juil - 13:02, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Roksana Andreïevna Kitaëv   Sam 15 Mai - 6:56

[justify]
•••Hors jeu•••
« Et à part ça? »


    ~Parcours initiatique : [] oui / [x] non, pas besoin

    ~ Célébrité sur l'avatar : Eliza Dushku

    ~ Comment avez-vous connu le forum : j'y suis déjà

    ~ Une question ? : /
[justify]
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MessageSujet: Re: Roksana Andreïevna Kitaëv   

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